Point portail

A chaque parution de votre newsletter Centrale News, retrouvez des conseils et astuces pour utiliser au mieux le Portail de la Centrale Canine, ainsi que ses améliorations !

La BOUTIQUE EN LIGNE, accessible depuis LOF CONNECT

Que vous soyez éleveur, ou non, il vous est possible d’avoir un compte sur LOF Connect et donc d’accéder à la boutique en ligne.

Produits liés aux chiens : NOUVEAUTE

Afin de faciliter vos démarches, cette rubrique vous permet de commander en ligne un certain nombre de produits concernant votre (vos) chien(s).

Déjà possible depuis l’ouverture de la boutique :
– Réédition des documents généalogiques (certificat de naissance, pedigree, pedigree export)
– Diplôme (après homologation d’un titre de Champion)
– Attestation Classe Travail (permettant l’inscription en Classe Travail)

Nouveau
– Duplicata de carte CSAU (en cas de perte ou destruction de la carte originale)
– Carnet de travail (pour toutes les disciplines)

Conseil Pratique : Comment ajouter une photo à la fiche de mon chien sur le portail ?

Chaque chien inscrit au Livre des Origines Français a une fiche descriptive sur le portail. Cette fiche d’identité regroupe des éléments de généalogie, de résultats et de performances, de santé et d’ADN. Consultable sur LOF Select, outil d’aide à l’Elevage développé par la SCC, mais également rattachée au site de l’éleveur qui a produit le chien (onglet Production).

Toutes ces informations officielles sont le reflet exact des informations contenues dans la base de données. Les fiches sont automatiquement mises à jour par le système.

Il est possible d’agrémenter cette fiche par une ou plusieurs photos, et nous vous rappelons la marche à suivre.

Si vous êtes éleveur, avec affixe :

  • Il vous faut demander les droits d’administration de votre site éleveur afin d’avoir la main sur les chiens qui composent votre élevage ainsi que votre production. Munissez-vous de votre numéro éleveur et de votre mot de passe LOF CONNECT pour faire la demande sur notre portail. Si vous rencontrez des difficultés pour ouvrir votre site, reportez-vous au guide vidéo.

  • Une fois votre site ouvert et les droits d’administration obtenus, vous pouvez illustrer les fiches de tous les chiens que vous avez produits, ainsi que de tous les chiens qui vous appartiennent.

En pratique

Rendez-vous dans votre administration (votre back-office).

  1. Cliquez sur « ma Production » ou sur « mes Chiens » selon le chien que vous souhaitez modifier.
  2. Ecrivez le nom du chien que vous souhaitez modifier.
  3. Filtrez votre recherche
  4. Dans la colonne « Actions », cliquez sur le bouton « Modifier »

Vous arriverez sur cette page, sur laquelle il vous faudra cliquer sur « SELECT FICHIERS » :

Vous pourrez de cette manière ajouter plusieurs photos, qui apparaitront comme ci-dessous. Le format paysage étant le format conseillé pour un affichage optimal.

Vous avez également la possibilité d’ajouter une galerie composée à la fiche LOF SELECT de votre chien. Située en bas du pedigree, cette galerie permet d’ajouter plusieurs photos, afin d’illustrer au mieux votre chien comme ceci :

Pour ce faire, rendez-vous dans votre administration. Cliquez sur l’onglet « mes Galeries » dans votre menu.

Pour créer une galerie composée, il vous faut créer une première galerie simple dans laquelle vous pourrez ajouter jusqu’à 50 photos par galerie. Une galerie composée peut posséder plusieurs galeries simples.

Il est important de nommer une galerie simple car c’est son titre qui vous permettra de la lier à une galerie composée.

Une fois votre galerie simple créée, vous pouvez retourner sur la fiche LOF SELECT du chien que vous souhaitez modifier. Vous trouverez un encart intitulé « galerie composée » :

Cliquez sur « Ajouter un nouveau widget ». Puis, vous verrez cette fenêtre apparaître :

  1. Nommez votre galerie composée. Le titre apparaîtra au-dessus de la galerie.
  2. Vous pouvez choisir l’affichage de vos galeries. Ici nous prendrons le « slideshow de galeries ».
  3. Ensuite, insérez le titre de votre galerie simple que vous aurez créé au préalable.
  4. Cliquez sur le bouton « Ajout du nœud » afin d’importer votre galerie simple.
  5. Puis, cliquez sur « création de widget » afin d’enregistrer vos modifications.

Une fois que vous aurez enregistré la création de votre widget, il faudra enregistrer les modifications apportées à la fiche LOF SELECT en cliquant sur « Enregistrer ».

N.B : Vous pouvez ajouter plusieurs galeries simples à votre galerie composée. Il suffit de répéter l’opération en cliquant sur « Ajout de nœud ».

 

Si vous êtes particulier, propriétaire d’un chien LOF :

  • Vous n’avez pas d’accès direct à la fiche de votre chien, vous devrez donc solliciter votre éleveur afin d’intégrer les photos.

Dans tous les cas, Vous pouvez également passer par le Webmaster du site de la Société Centrale Canine en lui envoyant les photos par mail à cette adresse : webmaster@centrale-canine.fr ainsi que le numéro d’identification du ou des chiens.

 

Si vous rencontrez un problème, le webmaster reste à votre disposition.

Mise à jour du catalogue Génomique !

Mise à jour du catalogue Génomique !

Depuis décembre, nous travaillons avec notre laboratoire pour mettre à jour le catalogue des packs génomiques. Il est maintenant à jour (à consulter par le lien ci-dessus) avec quelques nouveautés !

De nouveaux tests de santé

Certaines races ont vu de nouveaux tests de santé apparaître dans leur pack, nous pouvons citer par exemple : le test du Glaucome primaire à angle ouvert pour le shar peï, de la Fente palatine pour le retriever de la Nouvelle Ecosse ou encore de l’ataxie spino-cérébelleuse pour le terrier Jack Russell.

Tous les résultats seront enregistrés dans la base de données de la SCC et vous seront envoyés.

Les résultats des tests de santé non assortis d’un astérisque (* ou **) dans la liste suivante figureront sur le pedigree au titre de maladie suivie. Seuls les résultats de maladies suivies et l’identification et la filiation seront affichés sur les pedigrees. Sur LOF Select seront affichés l’identification et la filiation, les résultats de maladies suivies, les résultats de maladies sous surveillance et les résultats de traits morphologiques.

 

Les traits morphologiques : tri et nouveautés

Nous avons trié les traits morphologiques afin de ne vous proposer que les traits pertinents pour votre race, ils sont tous listés dans le catalogue. Ce tri a été fait par le Service Santé et Ressources génétiques en fonction des données de la littérature scientifique, et sur consultation des clubs de race en cas de besoin.

Le test du locus I responsable de l’intensité de la phéomélanine est maintenant intégré au pack pour certaines races : akita, berger allemand, caniche, chien de berger belge, chien de Leonberg, chien particolore à poil frisé, coton de Tuléar, husky de Sibérie, puli, saluki, samoyède, schnauzer nain, terrier écossais.

Il permet de déterminer l’intensité de la couleur fauve pour ces races.

Le locus D a été réintégré dans les packs pour certaines races : berger allemand, bouledogue français, bull terrier, bull terrier miniature, bulldog, bulldog continental, carlin, chien de berger belge, chien de cour italien, chihuahua, chow Chow, cobermann, dogue allemand, dogue de Bordeaux, griffon belge, griffon bruxellois, petit brabançon, petit lévrier italien, retriever de la Nouvelle Ecosse, shar Pei, staffordshire bull terrier, staffordshire terrier américain, terre neuve, terrier du révérend Russell, terrier Jack Russel, welsh corgi cardigan, welsh corgi pembroke, Wwhippet.

Cette réintégration fait suite au développement par notre laboratoire de nouveaux marqueurs liés à l’une des mutations responsables de la Dilution. Ainsi, afin d’avoir un maximum de précision concernant ce résultat pour un maximum de races, le test du locus D que nous vous proposons aujourd’hui concerne les 3 principales mutations à l’origine de la Dilution chez le chien. Ces marqueurs sont en cours d’évaluation au niveau du laboratoire et de nouveaux ajustements pourront être faits en fonction des résultats délivrés sur les packs génomiques.[AC1] [FM2] 

 

Connectez-vous dès maintenant sur votre espace LOF Connect pour commander un pack génomique avec ce nouveau catalogue !

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question au sujet des tests génomiques : adn.contact@centrale-canine.fr

 

 

Etude pour l’amélioration du Bien-Être Animal en France

Etude pour l’amélioration du Bien-Être Animal en France

Le CNR BEA, Centre de Référencement du Bien-Être Animal, vise l’amélioration du Bien-Être Animal dans les élevages en France. C’est dans cet objectif qu’ils s’adressent aujourd’hui aux éleveurs et aux exposants, afin d’effectuer une étude sur le sujet du BEA dans les expositions canines :

Nous vous sollicitons en tant qu’éleveur et/ou exposant de chiens lors d’évènements (de type concours, foires, salons, et ventes) dans le cadre de notre étude sur l’évaluation du bien-être des carnivores domestiques (chien et/ou chats). Seuls les évènements ayant lieu en France, hors du contexte sanitaire actuel, sont concernés. L’objectif de cette étude est d’identifier des pistes d’amélioration du bien-être des animaux prenant part à ces évènements.

Pour cela, nous souhaiterions avoir votre retour d’expérience sur ce sujet. Nous vous invitons alors à répondre au questionnaire suivant qui vous demandera entre 30 et 45 minutes.

Vous avez le choix de répondre via le questionnaire en ligne ou via la version papier à télécharger (lien ci-dessous) et à nous retourner scannée par mail à l’adresse suivante : expertises@cnr-bea.fr

https://framaforms.org/etude-cnr-bea-rassemblements-carnivores-domestiques-questionnaire-exposanteleveur-chien-1614956083  

Cette étude est confidentielle et vos réponses sont anonymes.

Vous avez jusqu’au 9 Avril pour répondre à ce questionnaire. Une relance par mail vous sera envoyée automatiquement. Merci de ne pas en tenir compte si vous avez déjà répondu à l’enquête.

En vous remerciant à l’avance pour votre participation à cette étude,

Bien cordialement,

 

Pour en savoir plus sur le CNR BEA : https://www.cnr-bea.fr/

Pour en savoir plus sur le travail d’expertise au CNR BEA : https://www.cnr-bea.fr/expertise/

Pour suivre gratuitement et chaque mois toutes les actualités scientifiques et techniques sur le BEA :  https://www.cnr-bea.fr/inscription-a-la-newsletter/

Devenir « Eleveur Sélectionné »

Devenir « Eleveur Sélectionné »

Le titre d’Elevage Sélectionné atteste de la démarche qualitative de l’éleveur, et permet aux futurs acquéreurs d’identifier rapidement les éleveurs qui adhèrent à la politique de sélection du club de race. 

Comment obtenir ce titre ?

Depuis plusieurs années, le mode d’attribution du titre d’Elevage Sélectionné a été placé sous la responsabilité des seuls clubs de race qui déterminent les conditions d’obtention pour la race en s’appuyant sur les critères minimum établis par la Commission d’Elevage de la SCC.

Dans tous les cas, les conditions d’obtention doivent respecter les principes généraux du bien-être animal, de la déontologie de l’éleveur et de la qualité des reproducteurs (morphologie, aptitudes, santé).

 

Comment obtenir ce titre et le faire enregistrer à la SCC

Comme vu précédemment, les conditions étant fixées par le club de race, c’est le club de race qui est habilité à vérifier que vous remplissez les conditions et à valider votre titre. Chaque club de race propose un protocole de demande, et nous vous invitons à vous rapprocher de votre club pour obtenir les conditions et exigences d’obtention. Vous n’avez aucune démarche à réaliser directement auprès de la SCC. C’est le club, et lui seul, qui fournit la liste des élevages sélectionnés validés pour enregistrement. Le titre est obtenu pour une période de 3 ans, mais peut être retiré par le club en cas de non-respect de la charte.

Et une fois le titre obtenu ?

Une fois votre titre obtenu, vous êtes éleveur sélectionné par le club de race et par la SCC, vous pouvez utiliser ce titre pour promouvoir vos reproducteurs, vos lignées, vos alliances.

De son côté, la SCC valorise ce titre en apposant un macaron rouge « SELECTIONNE CENTRALE CANINE » sur votre fiche éleveur et sur vos portées publiées sur son site.

Le club enfin utilise ce titre pour valoriser les élevages qui se sont engagés à respecter leur charte par tous moyens à leur disposition.

Pour trouver les coordonnées de votre club de race : https://www.centrale-canine.fr/recherche-par-race/club

Découvrez les sites et les espaces SCC

Découvrez les sites et les espaces SCC

Le Portail de la Centrale Canine est un site internet riche et complet, régulièrement alimenté de nouveaux outils à mesure de la modernisation des démarches administratives. Destiné aussi bien aux éleveurs qu’aux cynophiles amateurs du chien de race, vous nous interrogez sur leurs fonctionnalités et la façon d’y accéder. 

Centrale-Canine.fr

C’est le site principal de la Centrale Canine, le nœud central de tous ses espaces. C’est là que vous arrivez lorsque vous vous rendez sur www.centrale-canine.fr.

En naviguant dans son menu ou sur la page d’accueil, vous pourrez vous tenir au courant des dernières actualités cynophiles, obtenir les informations institutionnelles et règlementaires, obtenir les coordonnées d’un club de race, d’une canine territoriale, des clubs d’éducation et d’utilisation, ou encore consulter de nombreux articles de fonds sur le chien de race. Et bien sûr les annonces d’élevage, regroupant 100% des portées LOF nées ou à naître.

Si vous êtes éleveur, vous pouvez également vous créer un compte et administrer le site de votre élevage hébergé gratuitement par la SCC, afin d’en faire la promotion et d’informer de potentiels acquéreurs.. Pour vous accompagner dans l’ouverture et la gestion de votre site, n’hésitez pas à consulter nos guides vidéo sur le sujet au lien suivant : www.centrale-canine.fr/articles/portail-de-la-centrale-canine-les-tutoriels-pour-vous-guider-pas-pas

 

Pour toute question relative au Portail de la Centrale Canine ou à la création de votre site éleveur contactez le service Webmaster à l’adresse webmaster@centrale-canine.fr

LOF Select

Disponible en cliquant, entre autres, en haut à droite de la page d’accueil sur « Nos espaces », ou en entrant l’adresse www.centrale-canine.fr/lofselect, LOF Select est un outil d’aide à l’élevage. Cet outil créé par la Centrale Canine permet à tous les cynophiles d’accéder aux informations officielles de chaque chien présent dans la base de données de la SCC. Il facilite et valorise l’accès à l’information, et offre aux éleveurs un outil de sélection performant.

LOF Select est tout public : pas besoin d’y créer un compte, la consultation est libre d’accès et gratuite.

 

Pour mieux comprendre et utiliser LOF Select, rendez-vous ici : https://www.centrale-canine.fr/lofselect/articles/lof-select-en-pratique

LOF Connect

Ne pas confondre LOF SELECT, outil de consultation, et LOF CONNECT outil de connexion.
Vous pouvez également accéder à LOF Connect dans « Nos espaces » en haut à droite de la page d’accueil et en entrant l’adresse www.espaces.centrale-canine.fr/LofConnect

LOF Connect est accessible :

Pour les éleveurs : Vous pouvez vous connecter en utilisant votre numéro d’éleveur et le mot de passe qui vous ont été communiqués avec votre carte d’éleveur.
Sur votre espace (complètement indépendant de votre site web), anciennement connu et appelé « espace éleveur », vous avez la possibilité de gérer, en ligne, l’ensemble de vos déclarations d’élevage, saillie, naissance, inscription.
Vous pouvez accéder à l’espace de commande ADN et tests de santé, ainsi qu’à la récente boutique en ligne permettant de commander facilement et rapidement un certain nombre de produits et services de la SCC.

Pour les autres : Vous pourrez y accéder par la création d’un compte personnel en utilisant votre adresse e-mail et un mot de passe.
La partie « espace éleveur » n’apparait pas, mais vous avez accès à toutes les autres fonctionnalités, espace de commande ADN et tests de santé, ainsi qu’à la boutique.

 

Pour savoir comment utiliser cet espace, consultez ce guide : www.centrale-canine.fr/articles/decouvrez-lof-connect

 

Pour toute question relative à LOF Connect, contactez le service LOF à l’adresse lof.eleveur@centrale-canine.fr

Genodog

Trouvable à l’adresse genodog.fr/ ou bien en cliquant dans « Nos espaces » en haut à droite de la page d’accueil, Genodog est un site spécialisé sur les maladies génétiques, à destination des vétérinaires et des éleveurs qui souhaitent approfondir leurs connaissances.

Genodog est le fruit du partenariat entre l’école vétérinaire de Nantes, Oniris, et la Société Centrale Canine sur les maladies héréditaires du chien. C’est le travail de trois thésardes : les docteurs Marion Rozenblum, Clémence Hervé, Elodie Le Lan, encadrées par des vétérinaires spécialistes en génétique, passionnées par leur métier et motivées par le désir de produire un support utile au monde de l’élevage.

Pour toute question relative à Genodog, contactez Ambre Courtin à l’adresse ambre.courtin@centrale-canine.fr

Double-saillie : côté pratique

Double-saillie : côté pratique

La double-saillie est un énorme pas en avant pour l’élevage canin, comme cela est démontré dans notre dossier « De l’utilité des doubles-saillies ». Nous vous présentons dans cet article les éléments clés pour la déclaration d’une double-saillie auprès de la Centrale Canine. 

Déclarer une double-saillie

– Comment faire sa déclaration de double-saillie ?

C’est un point important à savoir concernant la procédure d’une déclaration de double-saillie : celle-ci ne peut se faire qu’en ligne dans l’espace éleveur de votre compte LOF CONNECT.

Bien que de moins en moins utilisée (+/-10%) la déclaration papier reste possible pour une déclaration de saillie normale.

 

– Quelles sont les conditions à la déclaration d’une double-saillie ?

  • Les 3 géniteurs (lice + 2 étalons utilisés) doivent impérativement être confirmés préalablement à la déclaration, le système ne permet pas de valider la DS avec des reproducteurs non confirmés ou en cours d’enregistrement.
  • Les 3 géniteurs doivent être identifiés ADN et les empreintes être préalablement enregistrées à la Centrale Canine. Ce n’est qu’à cette condition que les compatibilités de filiation pourront être lancées avant l’inscription des chiots. Cette étape est une étape essentielle du processus qui permet de rattacher chaque chiot à son père, en fonction de la compatibilité établie.

– Comment cela se passe-t-il après pour la déclaration de portée ?

L’inscription des chiots issus d’une saillie simple comporte 3 étapes. Déclaration de saillie, déclaration de naissance, demande d’inscription au Livre.

La procédure « double saillie » comporte une étape intermédiaire avant l’inscription définitive puisqu’il faut déterminer quel reproducteur est le père de chaque chiot à inscrire.
Une fois les chiots prêts à être inscrits, la procédure d’inscription est identique et vous déclarez pour chacun des chiots les éléments habituels (nom, numéro d’identification, informations complémentaires éventuelles pour les exports). Une fois cette déclaration faite, les dossiers sont habituellement clôturés, et vous recevez les certificats de naissance.
Dans le cas d’une double saillie, le dossier n’est pas clos, l’inscription est provisoire et en attente des contrôles de filiation. Dans vos dossiers en cours, votre dossier de portée apparait dans vos dossiers en cours avec le statut « Déclaration d’inscription en attente de contrôle ADN ».

Il faut alors procéder à l’identification ADN de chaque chiot, puis, dans un 2ème temps, faire la recherche en filiation. Ce n’est qu’une fois l’ensemble des chiots testés et donc génétiquement attribués à l’un ou à l’autre reproducteur que l’inscription définitive peut être finalisée.

Attention : cette procédure d’inscription est plus longue et plus complexe que la procédure habituelle. Nous vous invitons à vous rapprocher du service LOF pour faciliter vos démarches, au 01 49 37 55 90

Toute la procédure de déclaration en ligne de la double-saillie est détaillée dans un guide se trouvant sur le site de la Centrale Canine. Nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant pour y accéder : lien du guide pratique

 

De l’utilité des double-saillies

De l’utilité des double-saillies

Depuis cette année, les éleveurs ont la possibilité d’utiliser deux mâles pour féconder une chienne permettant ainsi l’éventuelle naissance de chiots génétiquement très différents.

On entend ici par double-saillie l’utilisation consécutive de deux mâles (et non la répétition d’une saillie avec le même étalon).  Cette mesure a été rendue possible depuis peu grâce à la technique d’identification génétique permettant d’attribuer après coup les chiots à leurs géniteurs respectifs. Elle a été  proposée par la commission d’Elevage de la SCC, à la demande de nombreux éleveurs sélectionneurs, pour favoriser la diversité génétique (si importante dans la préservation des races à faible effectif) et améliorer la longévité des races. De plus, elle va dans le sens du bien-être animal en permettant de diminuer le nombre de portées pour une même chienne comme on le verra plus tard.  Néanmoins cette mesure a été mal perçue par certains défenseurs de la cause animale qui l’ont assimilée, à tort, à une surexploitation des chiennes. 

Tout d’abord il est utile de rappeler que l’observation des populations de chiens sauvages montre que les femelles fécondes sont saillies par de nombreux mâles et ce plusieurs fois par jour. La monogamie n’est pas une caractéristique de l’espèce canine. Autre point important, la prolificité ne dépend pas du nombre de saillies (sauf si le mâle est défaillant) mais de la quantité d’ovules produits par la femelle. En clair, avec une seule saillie au bon moment on peut avoir une portée optimale et la double-saillie ne risque jamais d’engendrer une portée hors-norme par le nombre de chiots puisque la taille de celle-ci dépend uniquement du nombre d’ovules produits. C’est donc une caractéristique maternelle.

Ceci étant dit, pourquoi les éleveurs sélectionneurs étaient-ils demandeurs de cette mesure (adoptée depuis longtemps par des pays scandinaves très exigeants en termes de protection animale) ? Les raisons sont multiples.

La première, et la plus importante selon moi, est l’amélioration de la longévité des races par l’utilisation de mâles âgés souvent hypofertiles et qui étaient jusque-là écartés de la reproduction. Aucun éleveur ne veut prendre le risque d’utiliser un étalon quand on sait que sa semence s’est détériorée avec l’âge et qu’elle risque de laisser la chienne vide. Le choix se porte toujours vers des mâles plus jeunes avec le risque inhérent de transmettre des maladies génétiques que l’on n’a pas encore dépistées et qui apparaitront plus tardivement.  L’étalon âgé et en bonne santé représente un atout majeur génétique et il est absurde de s’en passer. Tout doit être mis en œuvre pour faciliter son utilisation. Il est clair que l’on parle ici uniquement des mâles. Pour les femelles, le discours est différent. La fatigue physiologique provoquée par la gestation et la lactation conduit à recommander pour la reproduction uniquement l’utilisation de jeunes chiennes. La sélection sur la longévité peut donc surtout s’opérer sur les mâles. Quoi de plus naturel dès lors de donner une chance à un étalon âgé mais de minimiser le risque en doublant la saillie avec un plus jeune. Ainsi, avec un peu de chance, quelques chiots bénéficieront de ce patrimoine génétique intéressant pour la race alors qu’auparavant, il était perdu à tout jamais. Certains chiens peu sollicités dans leur jeunesse ne seront même utilisés qu’à partir d’un certain âge juste sur ce critère de longévité.  Avec l’assurance d’avoir tout de même une portée, l’éleveur sera plus enclin à prendre le risque d’utiliser cet étalon âgé. Les femelles, surtout dans certaines races, ont une période de reproduction très courte, parfois guère plus de deux ou trois ans, et ne font que deux portées dans leur vie. On comprend alors aisément dans ce contexte​ que l’éleveur veuille minimiser les risques de « non gestation » et cela est bien légitime. 

Un autre cas de figure pas si rare en élevage peut bénéficier de cette mesure. L’éleveur choisit un étalon, effectue la première saillie un peu tôt (le jour de l’ovulation), celle- ci se déroule normalement mais au moment de la répéter deux jours après, le chien est souffrant ou sa semence est  devenue suspecte avec du sang d’origine prostatique (et peut-être des bactéries). La prudence impose de ne pas inséminer avec une telle semence. L’éleveur peut alors se tourner vers un autre mâle plutôt que de faire prendre des risques inutiles à la chienne. L’avenir lui dira si la première saillie a marché ou pas.

Les sélectionneurs ne veulent pas forcément de grandes quantités de chiots mais veulent parfois essayer différentes combinaisons génétiques sur une chienne donnée. Avec la double-saillie, un éleveur a, en une portée, l’éventail de combinaisons souhaité et peut épargner à la lice une portée supplémentaire. Ainsi, à l’occasion d’un déplacement à l’étranger, s’il trouve sur place deux étalons intéressants, il peut rapporter ces deux génétiques en une fois, améliorant de la sorte la diversité dans notre cheptel.

De même, la cotation en élite, élément important de la sélection, impose à la femelle d’avoir des chiots de deux étalons différents. Dorénavant, cela peut se faire en une seule portée, augmentant ainsi le nombre d’élites et diminuant peut-être aussi le nombre de portées faites pour de mauvaises raisons.

Enfin, n’oublions pas d’évoquer la cause la plus fréquente de double-saillie dont aucun éleveur, même le plus sérieux, ne peut se prémunir : l’accident. Combien de chiennes déjà fécondées par un étalon mûrement choisi se sont fait prendre le lendemain par l’étalon de l’élevage au grand désespoir de l’éleveur ? Auparavant ce genre d’incident étaient souvent passé sous silence avec le risque avéré de créer de faux pedigrees car rares sont ceux qui optaient pour l’avortement. Dorénavant, la double-saillie permet d’éviter cet écueil et d’être transparent (et honnête) quant à la généalogie des chiots.

 

Ainsi contrairement à ce que les moins informés sur le sujet peuvent penser, la double- saillie ne permet pas d’engendrer des portées anormalement grandes car on a vu que la prolificité est une caractéristique maternelle. Elle permet au contraire d’améliorer la longévité et la diversité génétique, qui sont des préoccupations dans de nombreuses races. Enfin elle permet un meilleur respect du bien-être animal. Ainsi expliquée, cette mesure ne devrait plus avoir de détracteurs. 

Par le docteur Frédéric Maison

L’inscription au Livre des Origines

L’inscription au Livre des Origines

Obtenir le pedigree de votre chien passe par l’examen de confirmation. Dans la majorité des cas, cette inscription définitive au Livre se fait au titre de la descendance, pour tous les sujets issus de parents eux même LOF et confirmés.
Le même examen de confirmation est nécessaire pour tout chien importé, régulièrement inscrit à un Livre d’Origine étranger reconnu par la FCI, il s’agit de la confirmation au titre de l’importation. 

Des exceptions ?

Une procédure, identique aux précédentes, permet à un sujet d’origines inconnues ou d’origines non déclarées, d’être inscrit au Livre à titre initial. Si malgré l’absence de généalogie, le sujet examiné est considéré conforme au standard de la race par l’expert confirmateur, il peut prétendre à entrer au Livre des Origines, sous réserves d’éléments complémentaires au niveau santé et comportemental.

CONDITIONS D’INSCRIPTION A TITRE INITIAL :

1 – Morphologie : avoir obtenu au minimum un qualificatif Très Bon en exposition nationale (CACS) ou être estimé du niveau Très Bon par un expert confirmateur.

2 – Santé : Être indemne ou d’un niveau acceptable pour la maladie la plus recherchée dans la race

3 – Comportement : Avoir passé avec succès le Test d’Aptitudes Naturelles, le Test de Caractère ou obtenu le Certificat de Sociabilité et d’Aptitude à l’Utilisation, dans les conditions définies par le club de race

(les éléments de santé et de comportement sont fixés par les clubs de race)

Cette demande d’inscription est ensuite soumise à la validation du Club de Race (cf formulaire). Une fois l’avis favorable obtenu, le dossier complet peut être adressé à la SCC pour enregistrement. Le sujet est alors inscrit en 1ère génération (aucune ascendance sur le pedigree), et peut être utilisé en tant que reproducteur.

Exemple d'inscription à Titre Initial

Des restrictions ?

L’inscription à titre initial dépend cependant d’une dernière condition : que le club de la race accepte ce type d’inscription au livre généalogique de sa race. On dit alors que le Livre des Origines est ouvert (les inscriptions à titre initial sont acceptées) ou fermé (elles ne sont pas acceptées).

Voici la liste, au mois de septembre 2020, des livres fermés, qui n’acceptent donc plus d’inscription à titre initial :

Lorsque le livre généalogique d’une race est fermé aux inscriptions à titre initial, un chien présentant les caractéristiques du standard de cette race peut toutefois être inscrit provisoirement au LOF, mais au registre appelé le « livre d’attente ». Cette procédure est exceptionnelle et longue, et si elle donne le droit au sujet d’être utilisé en reproduction, ses descendants de 2e et 3e générations seront eux même enregistrés (s’ils répondent à toutes les conditions) provisoirement, et seuls les chiens issus de la 4ème génération d’ascendants ayant satisfait à l’ensemble des conditions au cours de 3 générations pourront être inscrits au Livre des Origines.

Exemple d'inscription au Livre d'Attente

DOCUMENTS UTILES

Formulaire de confirmation au titre de la descendance (lien)

Formulaire de confirmation au titre de l’importation (lien)

Formulaire de demande d’inscription au Livre à Titre Initial (lien)

Formulaire de demande d’enregistrement au Livre d’attente (lien)

 

CONTACT 

Pôle Généalogie – Service confirmation : 01 49 37 54 48

Longévité : enregistrer la date de décès de mon chien, pour quoi faire ?

Longévité : enregistrer la date de décès de mon chien, pour quoi faire ?

Dans votre espace LOFConnect, vous pouvez enregistrer la date de décès de vos chiens, ainsi que la cause. Cette information va nous permettre d’en apprendre davantage sur la durée de vie moyenne des races, ainsi que sur les causes de décès fréquentes en fonction des races.

Des projets de recherche sur la longévité

Car nous avons tous à cœur que nos animaux de compagnie vivent le plus longtemps possible à nos côtés, la longévité est une qualité essentielle, si ce n’est primordiale. C’est pourquoi elle est très recherchée par les éleveurs dans leur travail de sélection.

De manière générale, les chiens des races de grande taille vivent en moyenne moins longtemps que les chiens des races de petite taille. Mais ceci n’explique pas pourquoi au sein d’une même race, certains chiens décèdent très précocement (hors accidents) tandis que d’autres atteignent des âges records ! Dans le but d’évaluer la longévité des chiens et d’étudier l’évolution de l’espérance de vie de leurs races, certains clubs (comme le Doggen Club de France) ont déjà recueilli des données et établi des statistiques à ce sujet. Les résultats de ces enquêtes ont mis en évidence ces grandes variations de longévité des chiens au sein des races.

Améliorer l’espérance de vie de nos compagnons étant fondamental pour nous, le Fonds de Recherche SCC –  Agria finance un projet d’étude du CNRS de Rennes, visant à mieux comprendre le déterminisme génétique de la longévité canine. Ce projet s’intéresse à un grand nombre de races très diverses afin d’identifier des critères de longévité qui ne dépendent pas de la race, mais qui permettent à certains individus d’atteindre des longévités extrêmes : grâce à ce projet, nous espérons identifier les facteurs génétiques responsables des variations de longévité observées chez le chien et expliquant par exemple qu’un dogue allemand vive jusqu’à 8 ans tandis qu’un autre vivra jusqu’à 11 voire 12 ans.

Pour ce projet de recherche, mais aussi pour aller plus loin dans des études race par race, nous avons besoin de collecter un très grand nombre de données. Plus nous aurons d’informations sur les âges et les causes de décès des chiens, mieux nous pourrons appréhender la sélection sur ce caractère.

 

Le menu principal de LOF Connect

Comment faire pour enregistrer le décès de mon chien ?

Attention, le fichier I-CAD et le LOF sont deux entités différentes. Si vous avez déclaré le décès de votre chien auprès d’I-CAD (en renvoyant la carte, ou par l’intermédiaire de votre vétérinaire), cela ne veut pas dire que l’information est enregistrée dans la base de la SCC.

Pour enregistrer le décès de votre chien, connectez-vous à votre espace LOF Connect, onglet « Mes Chiens », et cliquez sur le bouton « Déclarer Décès » du chien en question. Il ne vous reste ensuite plus qu’à remplir la fenêtre qui apparaît (voir ci-dessous).

Si vous ne connaissez pas la date exacte du décès de votre chien, vous pouvez quand même remplir le formulaire en indiquant pour le jour le 1er du mois. Par exemple, pour un animal décédé durant le mois d’avril 2018, il est possible d’indiquer le 01/04/2018 si vous ne connaissez pas le jour exact.

Sinon, cette information peut être retrouvée dans le registre des entrées et sorties des animaux de votre élevage (ce document devant être conservé pendant 3 années après le départ du dernier animal de la structure).

En indiquant la cause de décès de votre animal, vous nous permettez également de lancer des enquêtes ciblées afin d’identifier les causes de mortalités fréquentes dans nos races canines, dans le but d’aider à la sélection pour que nos compagnons canins vivent plus longtemps à nos côtés. Cette information peut être retrouvée sur le certificat vétérinaire de décès de votre chien (si votre vétérinaire vous en a fourni un) ou dans le carnet de santé de votre animal. L’information qui nous intéresse ici est la cause réelle de la mort, il est donc primordial de nous donner le motif de décès le plus précis possible (le diagnostic du vétérinaire le cas échéant).

Pour toute question, n’hésitez pas à contacter le Service Santé et Ressources Génétiques :

Dr Ambre Jaraud-Courtin : ambre.courtin@centrale-canine.fr

Fleur-Marie Missant : fleur-marie.missant@centrale-canine.fr

Les handlers exposés à la crise du Covid 19

Les handlers exposés à la crise du Covid 19

Depuis mi-mars, tout s’est arrêté pour cette profession qui dépend totalement du déroulement des manifestations canines en France mais également à l’étranger. Pour l’instant, le mot d’ordre c’est tenir, jusqu’à ce que les expositions redémarrent et que les associations de race puissent à nouveau organiser leurs Nationales et Régionales d’Elevage. 

Pascal Douis

Le handling est une activité relativement nouvelle dans la Cynophilie française. Les pionniers de ce « métier » furent Pierre Boetsch qui s’illustra en particulier, avec les cockers américains De La Haute Fortelle, Marie-France Sequino qui était devenue dès le début des années 80, une présentatrice reconnue et renommée. Mais ce n’est qu’au début de ce siècle que de plus en plus d’amateurs se sont lancés dans le handling. Depuis le début du confinement, et plus précisément, l’annulation des expositions, leur agenda est vide et ils attendent avec impatience que l’activité redémarre, sans quoi leur avenir peut être remis en cause !

Pascal Douis est connu, très connu même, puisqu’il est un pionnier dans cette profession. Il a commencé en 1998. Au début, ce n’était que le handling, puis petit à petit est venu se greffer l’élevage sous l’affixe D’Harcourt, même si sa première portée remonte à 1995. C’était une portée de whippet qui était sa « première race canine ».

« C’est un affixe que j’avais repris de mon père. Mon grand-père également était un amoureux des animaux ». Une histoire de famille ? En quelque sort, car Pascal a grandi en étant très proche de ses grands-parents, en particulier de son grand-père Lucien qui était un amateur de chiens de race : braque allemand, dobermann, boxer et tant d’autres l’entourèrent au fil des années. Il adorait aller avec lui en exposition par plaisir, « pour aller voir d’autres chiens ». Dès qu’il y avait une exposition canine pas trop éloignée de son domicile, Pascal l’accompagnait…
« C’était un amoureux de la nature. Mais avant lui, j’ai fait mes premiers pas de cynophile chez mes parents qui avaient des fox terriers et des épagneuls de Pont Audemer ».

Les fondamentaux c’est avec son grand-père qu’il va les apprendre.

« J’ai toujours été attiré par les lévriers. Pourquoi ? Je ne sais pas mais je suis tombé sous le charme du whippet qui fut mon premier chien de race. Ce n’était pas un super chien, et de surcroît, il est mort accidentellement ».

En apprenant la nouvelle, des amis de Pascal organisent une collecte et grâce à eux, il achète enfin son premier whippet inscrit au LOF. C’est l’époque où il rencontre Colette De Saint Seine, la « Dame aux Lévriers », qui l’oriente vers l’élevage XR de Chambord fondé par Jacques Gayraud disparu l’année dernière. Un chiot repart dans les bras de Pascal et il commence à s’embarquer dans les expositions.

 « J’ai commencé mes premières expositions avec lui. En 1991, j’ai tout arrêté subitement, la personne avec qui je vivais est décédée brutalement. Quelques années après ce choc terrible, je me suis décidé à retourner dans le milieu des expositions canines. J’avais à ce moment-là trois whippets. J’ai arrêté l’enseignement, j’ai testé le handling. Je me suis dit je tâte le terrain et si je vois qu’il y a quelque chose à faire, je persiste. Fin 1998, je me suis lancé en me déclarant dès le départ alors que la profession était inconnue des différentes administrations ».

Il finit par obtenir plusieurs rendez-vous avant que la Chambre des Métiers accepte de l’enregistrer. A l’époque, personne n’était encore enregistré dans le métier de handling.

« J’étais enfin inscrit avec ma carte professionnelle sur laquelle est mentionné : Profession Handler, préparation, présentation de chiens en exposition ».

L’élevage se développe avec le teckel poil long, d’abord avec un étalon qui fera une belle carrière en exposition. Puis il achète sa première chienne chez un top éleveur italien. Un excellent mélange de lignées italiennes et hollandaises. « Elever c’est savoir sélectionner, travailler des Pedigrees, derrière ce que je fais il y a de la logique dans le choix des lignées, du type sélectionné, de la pertinence des « mariages ». Les lévriers irlandais sont arrivés au début des années 2000. J’ai ramené une chienne d’Espagne qui ne devait rester que quelques temps chez moi. A force de la toiletter, l’entraîner et vivre avec elle quotidiennement, je me suis attaché à elle et j’ai proposé à son éleveur de la garder ».

D’autres géants irlandais vivront chez Pascal, dont certains venant du plus célèbre éleveur allemand Von der Oelmühle. « J’avais trouvé un accord avec cet éleveur. Je lui sortais plusieurs chiens en exposition, je les gardais chez moi. J’ai donc pu travailler sur des lignées de tout premier plan. J’ai toujours privilégié des chiens très lévriers dans leur construction car pour moi et le standard d’ailleurs le souligne, l’irish wolfhound est avant tout un lévrier ».

« Aujourd’hui, tout est à l’arrêt. Depuis le 15 mars, plus d’expositions canines signifie plus de travail. Entre-temps, j’ai préféré arrêter l’élevage ». Pour l’instant, il ne peut donc plus élever ni présenter en exposition. Mais il vient tout juste de reprendre le toilettage et l’entretien de chiens d’expositions : ses premiers rendez-vous n’ont repris que depuis le lundi 11 mai !

Il fait un petit peu de pension, réservée souvent aux chiens qu’il présente en exposition. « Actuellement, je n’ai pratiquement aucune demande, j’ai des amis qui ne font que de la pension et qui n’ont pas une seule réservation… J’ai des gens qui viennent de loin pour préparer leur chien en vue de la possible reprise des expositions mais je ne peux en faire qu’un ou deux dans la journée et de plus ce n’est pas mon activité principale ».

 

Son comptable n’avait pas de boulot pour les mois d’avril, mai, juin… Certes, il a pensé aux stages de formation. Mais ce n’est pas simple car les candidats viennent de loin…  Alors son seul souhait ? « Que les expositions reprennent au plus vite ! ». 

Cédric Jegou

Atypiques par rapport à bon nombre de leurs confrères ? Oui, très certainement, Maud Hillaireau et Cédric Jegou font partie des « présentateurs professionnels » les plus connus sur le circuit français. Ils ne sont jamais inactifs, même au cours de la période de confinement. Mais en ce début de déconfinement ils ont un calendrier d’expositions à l’arrêt et un agenda inconnu pour l’instant.

Ils ne vivent que par et pour le handling, c’est-à-dire, la préparation et la présentation en exposition de chiens de différentes races, pour le compte de clients répartis dans toute la France. Le toilettage et la pension ne sont donc pas des activités annexes, mais tout simplement, elles sont liées au métier de handler.

« Quand tout s’est arrêté le 16 mars au soir, nous savions que nous devions rebondir et trouver des solutions à cette situation unique et historique ».

Leur histoire débute il y a 16 ans. Cédric Jegou avait fait sa formation chez Pascal Douis tandis que Maud Hillaireau venait d’une formation suivie chez un célèbre éleveur de caniches moyens, aujourd’hui disparu, Philippe Coquelin. Pendant quelques années, Cédric fera naître quelques portées de bedlington sous l’affixe Of Celtic Odyssey et construira un palmarès de haut niveau avec plusieurs de « ses élèves ». Puis, en 2004, Cédric décide de lancer sa société de handling, TDS (Tendency Dogs Standing). Pas de spécialisation, car dès le début, le mot d’ordre était « tout chien ayant des qualités mérite un handling de qualité »

Les résultats ne se font pas attendre : Meilleur de race, Podiums, Victoires dans les Groupes et parfois, le Best in Show, tant en France qu’à l’étranger. Les rings d’honneur deviennent une habitude pour le couple.  Pour aller plus loin, l’idée germa de créer un magazine « à l’américaine » mettant en exergue les expositions canines et les chiens qui s’y distinguent. Mais pas seulement les leurs, ceux d’autres handlers mais également éleveurs : le magazine Dogs Revelation était né. Le N°1 sortira en janvier 2011 et sera diffusé en exposition et petit à petit, avec une édition digitale. Leur dernier numéro était un numéro spécial Championnat de France du Chien de Race 2019.  

Deux ans plus tard, création du Syndicat National des Handlers Professionnels en 2013 qui a été repris par le SNPCC (Syndicat National des Professionnels du Chien et du Chat). Puis suite logique de la revue Dogs Révélation, naissance des Dogs Revelation Awards qui récompensent les meilleurs chiens de l’année : mais sans exposition, pas de pointage et donc pas de lauréats…etc…

Dans ce contexte, difficile de faire rêver des lecteurs faute de manifestations….

« Quand tout s’est arrêté avec le confinement, au début ça n’était pas très clair pour nous. Nous avons eu l’idée de faire des cours de toilettage et de handling à distance ».

Dès le début du confinement, cette idée se développa. « On a de la chance, nous avons de bons clients, et les chiens sont chez nous à l’année. Nos activités de pension et de toilettage ne concernent que la préparation en exposition des chiens qui nous sont confiés »

L’idée de formation ? Elle nous a agréablement surpris car de nombreux prospects nous contactaient. Des particuliers qui souhaitaient s’améliorer tant sur le plan du handling et du toilettage, mais également des éleveurs connus souhaitant être prêts le jour J de la reprise des expositions.

Autre idée développée pendant la période de confinement, le transport des chiots, qui est arrivé par hasard. « On s’occupait de nos chiens et une éleveuse et amie, Mathilde Charpigny, a évoqué le sujet avec nous. Comment s’organiser pour livrer des chiots dans toute la France dans les meilleures conditions ». Un long travail de préparation fut donc engagé avec cette éleveuse, et Cédric, qui avait tout ce que requiert un tel métier, s’est chargé de la livraison « en prenant bien soin, de ne jamais mixer les élevages lors d’une livraison. Un élevage, une portée, une tournée organisée de bout en bout pour des raisons sanitaires et que les chiots voyagent dans d’excellentes conditions ».

 

« On ne sait pas, ce que l’avenir nous réserve. On fait avec, on fera tous les efforts pour cette année 2020 en puisant sur nos réserves. Espérons que les mentalités vont changer et que les habitudes et les comportements d’hier auront fait place à plus de discernement. Très clairement, il y aura un après Covid-19 et la cynophilie tout entière devra revoir ses us et coutumes ». 

Audrey Garcia

Autre professionnelle installée et reconnue, Audrey Garcia, qui a débuté comme toiletteuse alors qu’elle n’avait que 22 ans. Quand des clients la voyaient pour la première fois, ils demandaient à voir la patronne… qui pourtant se trouvait devant eux !

« Je vivais à l’époque près d’Aix en Provence. Ma mère et ma sœur élevaient des caniches sous l’affixe Del Rey Rakashi. J’ai donc baigné dans l’élevage dès mon plus jeune âge. Ensuite, j’ai décidé de m’éloigner avec mon compagnon, Jérôme Pain, avec qui j’ai élevé quelques portées dans deux races, le caniche et le bearded collie, sous l’affixe Victory Wind’s.

Les expositions faisaient partie de ma vie pratiquement chaque week-end et la semaine, j’avais mon activité professionnelle avec le salon de toilettage. Au fil des années, nous voulions changer d’air, avec beaucoup d’espace pour nos chiens et nous souhaitions nous installer dans le Centre de la France. Pour différentes raisons, facilité d’accès, cadre de vie, budget, notre choix s’est porté sur l’Allier. Nous avons fini par revendre le salon de toilettage et nous sommes venus nous installer à une trentaine de kilomètres de Montluçon ».

Professionnellement, Jérôme diffuse pour la France toute une gamme de produits cosmétiques pour Chiens, Chats et Chevaux sous la marque MD 10 et il s’est également spécialisé dans le commerce en ligne dédié aux animaux de compagnie. Son activité a relativement bien marché pendant le confinement, confirmant l’explosion des achats sur internet pendant cette période.    

« A partir du moment où les expositions se sont arrêtées, le stress s’est installé, car nous venions de faire l’acquisition d’un véhicule totalement dédié à l’activité de Handling et qui est arrivé quelques jours avant le début du confinement. Je me suis concentrée uniquement et par choix sur ce que j’aime vraiment faire et me passionne : m’occuper des chiens, y passer le plus clair de mon temps, les toiletter, jouer et me balader avec eux, débuter une éducation douce pour les jeunes chiens sans oublier de préparer et d’entrainer pour les futures expositions. Ma campagne bourbonnaise s’y prête parfaitement bien ».  

Audrey à des chiens à demeure que des clients lui ont laissé en toute confiance et aussi par solidarité face à cette situation ahurissante de ne pas pouvoir exercer sa profession de handler. Donc, elle peut continuer à les préparer et les toiletter. Lorsque les expositions reprendront, les chiens seront fin prêts.

Chez elle ni formation à distance, ni livraison de chiots pour le compte de tiers. Mais Audrey arrive à joindre les deux bouts « et je dois avouer que cette période de confinement a en définitive été positive car après des années à courir chaque semaine, chaque jour, se poser nous a fait le plus grand bien pour repartir dès que les expositions reprendront ».  

Son comptable lui conseillait d’arrêter de payer ses charges et d’honorer les factures, en lui conseillant de repousser les échéances… mais comme le dit l’adage, ce qui est fait n’est plus à faire elle a préféré régler en temps et en heure. Il faut donc que sa société Goldie Curly Handling puisse présenter et exposer rapidement. Elle attend donc de pied ferme une reprise des expositions et concours pour tout simplement exercer son métier de présentateur professionnel.