Lancement de l’expérimentation de la télémédecine vétérinaire en France

Lancement de l’expérimentation de la télémédecine vétérinaire en France

Depuis le 7 mai 2020, la pratique de la télémédecine vétérinaire est autorisée en France par le Décret n°2020-526 : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041849984&dateTexte=20200602

Il s’agit en réalité d’une expérimentation qui durera un peu plus d’an. Au terme de cette expérimentation, il sera demandé à la communauté vétérinaire de se prononcer afin de conclure au maintien ou non de cette nouvelle méthode d’exercice de la médecine des animaux en France. Alors en quoi cela consiste-t-il ? Et comment la télémédecine pourrait-elle modifier notre façon de soigner nos chiens ?

D’ores et déjà autorisée dans plusieurs pays dont le Canada, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, d’autres pays comme le Royaume-Uni, l’Espagne ou l’Italie ont pris des mesures transitoires en faveur de la télémédecine durant la période de confinement.

Selon la définition donnée par l’OMS, la télémédecine est une activité professionnelle permettant la réalisation d’actes médicaux à distance, et donc la pratique médicale. Un sondage IMAGO réalisé début avril indiquait que 46 % des vétérinaires français interrogés étaient favorables à l’ouverture de la téléconsultation, à l’instar de ce qui est fait en médecine humaine. Cinq domaines de télémédecine vétérinaire ont été proposés par l’Académie Vétérinaire de France, ceux-ci ont été repris dans le texte du décret paru au Journal Officiel du 6 mai 2020 :

– La téléconsultation autorise désormais le vétérinaire à consulter à distance, en temps réel, grâce aux outils de télécommunication audios et visuels. Néanmoins, ces téléconsultations ne peuvent avoir lieu que si l’animal a été vu physiquement au cours des 12 derniers mois dans la clinique où exerce le vétérinaire consulté à distance.

– La téléexpertise permet au praticien vétérinaire de solliciter l’avis d’un confrère, à distance, en temps réel ou non.

– La télésurveillance médicale permet au vétérinaire d’interpréter à distance les données de suivi transmises par le propriétaire ou par un objet connecté, les fabricants de ces objets devenant les garants de la fiabilité des informations transmises.

– La téléassistance permet au praticien d’être aidé par un confrère, à distance, pour la réalisation d’un acte médical.

– La régulation médicale, enfin, permet que le propriétaire de l’animal soit orienté par le vétérinaire, de manière à lui assurer de la conduite à tenir en situation d’urgence.

En aucun cas ces actes ne doivent compromettre la santé de l’animal, c’est notamment pourquoi les échanges avec le propriétaire dans le contexte de la téléconsultation ne sont autorisés que par l’intermédiaire de vidéos.

Il demeure bien sûr impossible pour le vétérinaire d’effectuer nombre d’actes médicaux, et en particulier, la prescription de certains médicaments comme les antibiotiques n’est pas possible en télémédecine (cette prescription devant nécessairement faire suite à l’analyse d’un prélèvement).

Il est à noter que les actes effectués en télémédecine seront soumis à honoraires. Afin de savoir si la mutuelle de votre animal prendra en charge les frais vétérinaires de télémédecine, il s’agira bien sûr de vous renseigner auprès de votre assureur. Cependant les consultations en télémédecine, autant qu’en présentiel, pourront faire l’objet de remboursements.

 

Reflet d’une évolution sociétale, l’ouverture de la profession vétérinaire à la télémédecine présente plusieurs avantages, et en particulier de garantir une meilleure qualité de suivi de l’animal. Outre le renforcement de la relation entre le vétérinaire et le propriétaire de l’animal, la possibilité pour le praticien d’observer l’animal dans son environnement constitue également un des atouts majeurs du lancement de l’expérimentation de la télémédecine vétérinaire en France. Certaines craintes ont néanmoins été formulées par les vétérinaires interrogés, notamment la crainte de ne plus être en mesure d’exercer correctement ou le fait d’être confronté à des difficultés techniques liées aux nouvelles technologies. C’est pourquoi, au terme de ces quelques mois d’expérimentation, les vétérinaires référents ayant testé cette nouvelle façon d’exercer, complémentaire de leur exercice habituel de la médecine, se prononceront auprès de l’Ordre des Vétérinaires afin de conclure sur le maintien ou non de la télémédecine en France.

Par le docteur Ambre Jaraud-Courtin.

La Société Centrale Canine à votre écoute

La Société Centrale Canine à votre écoute

Depuis la fin du confinement, le 11 mai dernier, le siège social est ouvert. Mais dans l’état actuel des contraintes sanitaires et en suivant scrupuleusement les conseils des autorités, l’organisation du « déconfinement » s’est mise en place avec une partie des équipes présente au siège et une partie des équipes maintenue en télétravail.

Vous êtes très nombreux à nous solliciter, via les différentes boites mail, les réseaux sociaux, les messageries privées, les SMS. De nombreuses questions sont récurrentes, et nous avons synthétisé les plus fréquentes.

Nous sommes conscients de la gêne que cela peut occasionner dans vos activités cynophiles quotidiennes et nous nous sommes mobilisés pour répondre au mieux et le plus rapidement possible à vos demandes.

Nous vous invitons à privilégier l’email dans vos échanges avec les différents services (pour mémoire : https://www.centrale-canine.fr/articles/nous-contacter )

Merci pour votre patience et votre compréhension

 

ADN

Le service fonctionne (réception et expédition), vous pouvez faire vos commandes en ligne, à partir de votre espace sur LOF Connect : https://www.espaces.centrale-canine.fr/LofConnect/. Le service réceptionne les prélèvements réalisés par les cliniques vétérinaires. Les tests sont envoyés pour analyse, et lors du retour, les résultats sont intégrés dans notre base de données et bien entendu, communiqués au propriétaire. Si vous avez une question sur un dossier en cours écrivez directement au service : adn.contact@centrale-canine.fr

 

AFFIXES

J’ai fait une demande d’affixe et j’ai envoyé le dossier en mars. Est-ce que le service fonctionne ?

Oui, le courrier est en cours de traitement mais qu’il y a toujours un délai incompressible. Sachez qu’entre le début du traitement du dossier par notre service et la réception de l’accord de la FCI, et dans le contexte actuel, les délais peuvent se rallonger. Pour toute information : affixe@centrale-canine.fr

Les chiots viennent de naître et je n’ai toujours pas reçu de réponse suite à ma demande d’affixe

Si vos chiots viennent de naître, cela signifie que vous envisagez de les inscrire au LOF lorsqu’ils seront identifiés et vaccinés. Si votre concession d’affixe n’est toujours pas validée, vous pouvez repousser l’inscription au LOF de vos chiots (vous avez jusqu’à six mois à compter de la date de naissance pour les inscrire dans les délais – hors pénalités de retard). 

Envoyez un email à affixe@centrale-canine.fr afin de savoir où en est votre demande. 

EXPOSITIONS

Où trouver le calendrier des expositions canines ?

Une mise à jour importante est en cours. Le calendrier sera publié sur le portail de la Centrale Canine courant juin. https://www.centrale-canine.fr

Où puis-je trouver les Régionales d’Elevage ?

Je vous invite à vous tourner vers votre Club de Race qui pourra vous informer des manifestations annulées, ouvertes, ou reportées
Vous trouverez leurs coordonnées à l’adresse suivante : https://www.centrale-canine.fr/recherche-par-race/club

 

FORMATION

Nos formations vont reprendre progressivement. Le nouveau calendrier des sessions ACACED et actualisation des connaissances sera mis en ligne début juin, sur l’espace dédié aux formations dispensées par la SCC : https://www.centrale-canine.fr/articles/formation-acaced-calendrier-et-inscriptions-2020

J’ai vu que vous organisiez un stage (capacitaire pour animaux domestiques) les 21 et 22 novembre. Quelles sont les modalités d’inscription ?

Vous voulez parler de l’ACACED. Tout est précisé sur la page suivante : https://www.centrale-canine.fr/articles/tout-savoir-sur-lacaded en particulier, les modalités d’inscription à un stage, que ce soit à Aubervilliers ou en province.
Pour tout renseignement complémentaire, n’hésitez pas à nous joindre par email : stagesformations.eleveurs@centrale-canine.fr

 

LICENCES

Pour l’instant, seules les demandes par email sont traitées. Nous vous invitons à contacter le service à l’adresse suivante : espace.licence@centrale-canine.fr

 

Vous pouvez également vous rendre sur votre espace licence à cette adresse : https://www.centrale-canine.fr/articles/les-licences

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LOF et CONFIRMATION

Puis-je enfin obtenir les certificats de naissance de mes chiots ?

Depuis plus de deux semaines, les éleveurs reçoivent les certificats de naissance au fur et à mesure du traitement des dossiers. Les équipes LOF mettent tout en œuvre pour traiter vos demandes dans les plus brefs délais après deux mois de fermeture du siège social. A l’inscription de vos chiots, et dans l’attente de l’expédition des certificats de naissance originaux, vous recevez toujours le document provisoire, preuve de l’inscription de vos chiot au LOF.

J’ai fait une erreur lors de la déclaration de naissance, comment la rectifier ?

Que ce soit une erreur de variété, de coloris de robe, de sexe, de date, vous pouvez bien entendu envoyer la demande de rectification au service LOF qui régularisera votre dossier : lof.eleveur@centrale-canine.fr

Ma portée est née mais le père n’est pas confirmé, que dois-je faire ?

Ces portées issues d’un géniteur non confirmé le sont à titre exceptionnel, conséquence de la période de confinement et de l’arrêt des séances de confirmation. Vous avez six mois, à compter de la date de naissance, pour terminer l’inscription au LOF des chiots afin de recevoir les certificats de naissance. Donc, contactez votre Association Canine Territoriale afin de connaitre les nouvelles modalités de l’examen de confirmation (date, lieu…). Lorsque votre étalon ou lice sera confirmé(e), envoyez l’ensemble des documents au service confirmation.
Attention : votre dossier d’inscription ne pourra être finalisé qu’une fois les géniteurs confirmés. Aucun certificat de naissance ne pourra être délivré préalablement à la régularisation du dossier.

Avez-vous des nouvelles de l’inscription au LOF de mon chiot Staffordshire Bull Terrier N° de puce 250XXXXX  ?

Si vous avez reçu un document provisoire de la SCC, c’est que votre chiot est bien inscrit au LOF. Je vous invite à patienter le temps que tous les dossiers en cours soient traités et que les certificats de naissance édités puis envoyés à l’éleveur de votre chiot.

Comment trouver une séance de confirmation ?

Pour les séances de confirmation, je vous invite à prendre contact avec votre Association Canine Territoriale dont vous trouverez les coordonnées à l’adresse suivante : https://www.centrale-canine.fr/articles/associations-canines-territoriales-la-decentralisation-en-marche

 

PEDIGREE

J’ai envoyé un dossier complet avec un chèque de 27€ pour obtenir le Pedigree de mon chien.  Je n’ai toujours pas de réponse à ce jour ?

Aucune inquiétude, depuis la réouverture du siège social, le service confirmation a relancé l’impression et l’édition des Pedigrees. Si à l’issue de cette période, vous n’avez pas reçu le pedigree, n’hésitez pas à contacter le service à l’adresse suivante : confirmation@centrale-canine.fr  

 

PORTAIL (site de la SCC)

J’ai des chiens manquants dans « Mes Chiens », comment puis-je les intégrer ?

Les données sont dans votre espace éleveur sur LOF Connect et c’est là que les modifications et les mises à jour se font. Envoyez un mail à laurence.leroux@centrale-canine.fr en précisant le NOM COMPLET DU CHIEN + SA RACE + SON IDENTIFIANT (numéro de puce), tout en mentionnant votre numéro d’éleveur SCC (6 chiffres) afin que votre cheptel d’élevage soit à jour.

Comment mettre à jour les résultats d’exposition de mes chiens (site web éleveurs)?

Tous les résultats obtenus en France doivent apparaître sur la fiche de votre chien. Si ce n’est pas le cas, contactez le service manifestation qui se chargera de la vérification et de la mise à jour.
Si vous souhaitez ajouter un résultat obtenu à l’étranger :
Dans le menu « Gestion », cliquez sur « Mes Chiens ».
Dans la liste qui apparaît, cliquez sur « modifier », puis ajoutez le résultat.

Comment puis-je mettre à jour les résultats de travail ?

Si un résultat obtenu en France manque sur la fiche d’un de vos chiens, envoyez les justificatifs à : Nathalie.altmann@centrale-canine.fr

Comment faire homologuer un titre de champion dans le contexte actuel ?

Les demandes d’homologation sont actuellement traitées par le service.

Nous vous rappelons que votre demande doit transiter par le club de race qui transmet à la Centrale Canine.
A titre exceptionnel, les délais d’homologation sont prolongés. Toutes les échéances 2020 sont reportées au 31 Décembre 2020.

SANTE ET COTATIONS

Comment faire coter mon étalon ?

Les grilles de cotation sont gérées par les associations de race, après validation par la Société Centrale Canine. Les cotations sont directement gérées par le club de race, qui doit envoyer régulièrement les listes de chiens côtés de 2 à 6 dans la ou les races dont il a la charge, au service cotation (laurence.leroux@centrale-canine.fr)

Si la cotation de votre chien n’apparaît pas sur sa fiche LOF Select, vous pouvez faire la demande à votre club pour enregistrement.

Puis-je aller chercher mon chiot chez son éleveur ?

Depuis le mardi 2 juin, vous avez la possibilité d’aller chercher le chiot qui vous attend avec impatience chez son éleveur. C’est une très bonne nouvelle pour tous ceux qui attendaient ce moment depuis plusieurs semaines. Nous vous souhaitons de très belles années de complicité et de joie avec votre nouveau compagnon !

 

 

Pour toute autre question, vous pouvez également appeler LA LIGNE DU CHIEN DE RACE au 01 49 37 55 55 ou par email à contact@centrale-canine.fr

 

Longévité : enregistrer la date de décès de mon chien, pour quoi faire ?

Longévité : enregistrer la date de décès de mon chien, pour quoi faire ?

Dans votre espace LOFConnect, vous pouvez enregistrer la date de décès de vos chiens, ainsi que la cause. Cette information va nous permettre d’en apprendre davantage sur la durée de vie moyenne des races, ainsi que sur les causes de décès fréquentes en fonction des races.

Des projets de recherche sur la longévité

Car nous avons tous à cœur que nos animaux de compagnie vivent le plus longtemps possible à nos côtés, la longévité est une qualité essentielle, si ce n’est primordiale. C’est pourquoi elle est très recherchée par les éleveurs dans leur travail de sélection.

De manière générale, les chiens des races de grande taille vivent en moyenne moins longtemps que les chiens des races de petite taille. Mais ceci n’explique pas pourquoi au sein d’une même race, certains chiens décèdent très précocement (hors accidents) tandis que d’autres atteignent des âges records ! Dans le but d’évaluer la longévité des chiens et d’étudier l’évolution de l’espérance de vie de leurs races, certains clubs (comme le Doggen Club de France) ont déjà recueilli des données et établi des statistiques à ce sujet. Les résultats de ces enquêtes ont mis en évidence ces grandes variations de longévité des chiens au sein des races.

Améliorer l’espérance de vie de nos compagnons étant fondamental pour nous, le Fonds de Recherche SCC –  Agria finance un projet d’étude du CNRS de Rennes, visant à mieux comprendre le déterminisme génétique de la longévité canine. Ce projet s’intéresse à un grand nombre de races très diverses afin d’identifier des critères de longévité qui ne dépendent pas de la race, mais qui permettent à certains individus d’atteindre des longévités extrêmes : grâce à ce projet, nous espérons identifier les facteurs génétiques responsables des variations de longévité observées chez le chien et expliquant par exemple qu’un dogue allemand vive jusqu’à 8 ans tandis qu’un autre vivra jusqu’à 11 voire 12 ans.

Pour ce projet de recherche, mais aussi pour aller plus loin dans des études race par race, nous avons besoin de collecter un très grand nombre de données. Plus nous aurons d’informations sur les âges et les causes de décès des chiens, mieux nous pourrons appréhender la sélection sur ce caractère.

 

Le menu principal de LOF Connect

Comment faire pour enregistrer le décès de mon chien ?

Attention, le fichier I-CAD et le LOF sont deux entités différentes. Si vous avez déclaré le décès de votre chien auprès d’I-CAD (en renvoyant la carte, ou par l’intermédiaire de votre vétérinaire), cela ne veut pas dire que l’information est enregistrée dans la base de la SCC.

Pour enregistrer le décès de votre chien, connectez-vous à votre espace LOF Connect, onglet « Mes Chiens », et cliquez sur le bouton « Déclarer Décès » du chien en question. Il ne vous reste ensuite plus qu’à remplir la fenêtre qui apparaît (voir ci-dessous).

Si vous ne connaissez pas la date exacte du décès de votre chien, vous pouvez quand même remplir le formulaire en indiquant pour le jour le 1er du mois. Par exemple, pour un animal décédé durant le mois d’avril 2018, il est possible d’indiquer le 01/04/2018 si vous ne connaissez pas le jour exact.

Sinon, cette information peut être retrouvée dans le registre des entrées et sorties des animaux de votre élevage (ce document devant être conservé pendant 3 années après le départ du dernier animal de la structure).

En indiquant la cause de décès de votre animal, vous nous permettez également de lancer des enquêtes ciblées afin d’identifier les causes de mortalités fréquentes dans nos races canines, dans le but d’aider à la sélection pour que nos compagnons canins vivent plus longtemps à nos côtés. Cette information peut être retrouvée sur le certificat vétérinaire de décès de votre chien (si votre vétérinaire vous en a fourni un) ou dans le carnet de santé de votre animal. L’information qui nous intéresse ici est la cause réelle de la mort, il est donc primordial de nous donner le motif de décès le plus précis possible (le diagnostic du vétérinaire le cas échéant).

Pour toute question, n’hésitez pas à contacter le Service Santé et Ressources Génétiques :

Dr Ambre Jaraud-Courtin : ambre.courtin@centrale-canine.fr

Fleur-Marie Missant : fleur-marie.missant@centrale-canine.fr

Les handlers exposés à la crise du Covid 19

Les handlers exposés à la crise du Covid 19

Depuis mi-mars, tout s’est arrêté pour cette profession qui dépend totalement du déroulement des manifestations canines en France mais également à l’étranger. Pour l’instant, le mot d’ordre c’est tenir, jusqu’à ce que les expositions redémarrent et que les associations de race puissent à nouveau organiser leurs Nationales et Régionales d’Elevage. 

Pascal Douis

Le handling est une activité relativement nouvelle dans la Cynophilie française. Les pionniers de ce « métier » furent Pierre Boetsch qui s’illustra en particulier, avec les cockers américains De La Haute Fortelle, Marie-France Sequino qui était devenue dès le début des années 80, une présentatrice reconnue et renommée. Mais ce n’est qu’au début de ce siècle que de plus en plus d’amateurs se sont lancés dans le handling. Depuis le début du confinement, et plus précisément, l’annulation des expositions, leur agenda est vide et ils attendent avec impatience que l’activité redémarre, sans quoi leur avenir peut être remis en cause !

Pascal Douis est connu, très connu même, puisqu’il est un pionnier dans cette profession. Il a commencé en 1998. Au début, ce n’était que le handling, puis petit à petit est venu se greffer l’élevage sous l’affixe D’Harcourt, même si sa première portée remonte à 1995. C’était une portée de whippet qui était sa « première race canine ».

« C’est un affixe que j’avais repris de mon père. Mon grand-père également était un amoureux des animaux ». Une histoire de famille ? En quelque sort, car Pascal a grandi en étant très proche de ses grands-parents, en particulier de son grand-père Lucien qui était un amateur de chiens de race : braque allemand, dobermann, boxer et tant d’autres l’entourèrent au fil des années. Il adorait aller avec lui en exposition par plaisir, « pour aller voir d’autres chiens ». Dès qu’il y avait une exposition canine pas trop éloignée de son domicile, Pascal l’accompagnait…
« C’était un amoureux de la nature. Mais avant lui, j’ai fait mes premiers pas de cynophile chez mes parents qui avaient des fox terriers et des épagneuls de Pont Audemer ».

Les fondamentaux c’est avec son grand-père qu’il va les apprendre.

« J’ai toujours été attiré par les lévriers. Pourquoi ? Je ne sais pas mais je suis tombé sous le charme du whippet qui fut mon premier chien de race. Ce n’était pas un super chien, et de surcroît, il est mort accidentellement ».

En apprenant la nouvelle, des amis de Pascal organisent une collecte et grâce à eux, il achète enfin son premier whippet inscrit au LOF. C’est l’époque où il rencontre Colette De Saint Seine, la « Dame aux Lévriers », qui l’oriente vers l’élevage XR de Chambord fondé par Jacques Gayraud disparu l’année dernière. Un chiot repart dans les bras de Pascal et il commence à s’embarquer dans les expositions.

 « J’ai commencé mes premières expositions avec lui. En 1991, j’ai tout arrêté subitement, la personne avec qui je vivais est décédée brutalement. Quelques années après ce choc terrible, je me suis décidé à retourner dans le milieu des expositions canines. J’avais à ce moment-là trois whippets. J’ai arrêté l’enseignement, j’ai testé le handling. Je me suis dit je tâte le terrain et si je vois qu’il y a quelque chose à faire, je persiste. Fin 1998, je me suis lancé en me déclarant dès le départ alors que la profession était inconnue des différentes administrations ».

Il finit par obtenir plusieurs rendez-vous avant que la Chambre des Métiers accepte de l’enregistrer. A l’époque, personne n’était encore enregistré dans le métier de handling.

« J’étais enfin inscrit avec ma carte professionnelle sur laquelle est mentionné : Profession Handler, préparation, présentation de chiens en exposition ».

L’élevage se développe avec le teckel poil long, d’abord avec un étalon qui fera une belle carrière en exposition. Puis il achète sa première chienne chez un top éleveur italien. Un excellent mélange de lignées italiennes et hollandaises. « Elever c’est savoir sélectionner, travailler des Pedigrees, derrière ce que je fais il y a de la logique dans le choix des lignées, du type sélectionné, de la pertinence des « mariages ». Les lévriers irlandais sont arrivés au début des années 2000. J’ai ramené une chienne d’Espagne qui ne devait rester que quelques temps chez moi. A force de la toiletter, l’entraîner et vivre avec elle quotidiennement, je me suis attaché à elle et j’ai proposé à son éleveur de la garder ».

D’autres géants irlandais vivront chez Pascal, dont certains venant du plus célèbre éleveur allemand Von der Oelmühle. « J’avais trouvé un accord avec cet éleveur. Je lui sortais plusieurs chiens en exposition, je les gardais chez moi. J’ai donc pu travailler sur des lignées de tout premier plan. J’ai toujours privilégié des chiens très lévriers dans leur construction car pour moi et le standard d’ailleurs le souligne, l’irish wolfhound est avant tout un lévrier ».

« Aujourd’hui, tout est à l’arrêt. Depuis le 15 mars, plus d’expositions canines signifie plus de travail. Entre-temps, j’ai préféré arrêter l’élevage ». Pour l’instant, il ne peut donc plus élever ni présenter en exposition. Mais il vient tout juste de reprendre le toilettage et l’entretien de chiens d’expositions : ses premiers rendez-vous n’ont repris que depuis le lundi 11 mai !

Il fait un petit peu de pension, réservée souvent aux chiens qu’il présente en exposition. « Actuellement, je n’ai pratiquement aucune demande, j’ai des amis qui ne font que de la pension et qui n’ont pas une seule réservation… J’ai des gens qui viennent de loin pour préparer leur chien en vue de la possible reprise des expositions mais je ne peux en faire qu’un ou deux dans la journée et de plus ce n’est pas mon activité principale ».

 

Son comptable n’avait pas de boulot pour les mois d’avril, mai, juin… Certes, il a pensé aux stages de formation. Mais ce n’est pas simple car les candidats viennent de loin…  Alors son seul souhait ? « Que les expositions reprennent au plus vite ! ». 

Cédric Jegou

Atypiques par rapport à bon nombre de leurs confrères ? Oui, très certainement, Maud Hillaireau et Cédric Jegou font partie des « présentateurs professionnels » les plus connus sur le circuit français. Ils ne sont jamais inactifs, même au cours de la période de confinement. Mais en ce début de déconfinement ils ont un calendrier d’expositions à l’arrêt et un agenda inconnu pour l’instant.

Ils ne vivent que par et pour le handling, c’est-à-dire, la préparation et la présentation en exposition de chiens de différentes races, pour le compte de clients répartis dans toute la France. Le toilettage et la pension ne sont donc pas des activités annexes, mais tout simplement, elles sont liées au métier de handler.

« Quand tout s’est arrêté le 16 mars au soir, nous savions que nous devions rebondir et trouver des solutions à cette situation unique et historique ».

Leur histoire débute il y a 16 ans. Cédric Jegou avait fait sa formation chez Pascal Douis tandis que Maud Hillaireau venait d’une formation suivie chez un célèbre éleveur de caniches moyens, aujourd’hui disparu, Philippe Coquelin. Pendant quelques années, Cédric fera naître quelques portées de bedlington sous l’affixe Of Celtic Odyssey et construira un palmarès de haut niveau avec plusieurs de « ses élèves ». Puis, en 2004, Cédric décide de lancer sa société de handling, TDS (Tendency Dogs Standing). Pas de spécialisation, car dès le début, le mot d’ordre était « tout chien ayant des qualités mérite un handling de qualité »

Les résultats ne se font pas attendre : Meilleur de race, Podiums, Victoires dans les Groupes et parfois, le Best in Show, tant en France qu’à l’étranger. Les rings d’honneur deviennent une habitude pour le couple.  Pour aller plus loin, l’idée germa de créer un magazine « à l’américaine » mettant en exergue les expositions canines et les chiens qui s’y distinguent. Mais pas seulement les leurs, ceux d’autres handlers mais également éleveurs : le magazine Dogs Revelation était né. Le N°1 sortira en janvier 2011 et sera diffusé en exposition et petit à petit, avec une édition digitale. Leur dernier numéro était un numéro spécial Championnat de France du Chien de Race 2019.  

Deux ans plus tard, création du Syndicat National des Handlers Professionnels en 2013 qui a été repris par le SNPCC (Syndicat National des Professionnels du Chien et du Chat). Puis suite logique de la revue Dogs Révélation, naissance des Dogs Revelation Awards qui récompensent les meilleurs chiens de l’année : mais sans exposition, pas de pointage et donc pas de lauréats…etc…

Dans ce contexte, difficile de faire rêver des lecteurs faute de manifestations….

« Quand tout s’est arrêté avec le confinement, au début ça n’était pas très clair pour nous. Nous avons eu l’idée de faire des cours de toilettage et de handling à distance ».

Dès le début du confinement, cette idée se développa. « On a de la chance, nous avons de bons clients, et les chiens sont chez nous à l’année. Nos activités de pension et de toilettage ne concernent que la préparation en exposition des chiens qui nous sont confiés »

L’idée de formation ? Elle nous a agréablement surpris car de nombreux prospects nous contactaient. Des particuliers qui souhaitaient s’améliorer tant sur le plan du handling et du toilettage, mais également des éleveurs connus souhaitant être prêts le jour J de la reprise des expositions.

Autre idée développée pendant la période de confinement, le transport des chiots, qui est arrivé par hasard. « On s’occupait de nos chiens et une éleveuse et amie, Mathilde Charpigny, a évoqué le sujet avec nous. Comment s’organiser pour livrer des chiots dans toute la France dans les meilleures conditions ». Un long travail de préparation fut donc engagé avec cette éleveuse, et Cédric, qui avait tout ce que requiert un tel métier, s’est chargé de la livraison « en prenant bien soin, de ne jamais mixer les élevages lors d’une livraison. Un élevage, une portée, une tournée organisée de bout en bout pour des raisons sanitaires et que les chiots voyagent dans d’excellentes conditions ».

 

« On ne sait pas, ce que l’avenir nous réserve. On fait avec, on fera tous les efforts pour cette année 2020 en puisant sur nos réserves. Espérons que les mentalités vont changer et que les habitudes et les comportements d’hier auront fait place à plus de discernement. Très clairement, il y aura un après Covid-19 et la cynophilie tout entière devra revoir ses us et coutumes ». 

Audrey Garcia

Autre professionnelle installée et reconnue, Audrey Garcia, qui a débuté comme toiletteuse alors qu’elle n’avait que 22 ans. Quand des clients la voyaient pour la première fois, ils demandaient à voir la patronne… qui pourtant se trouvait devant eux !

« Je vivais à l’époque près d’Aix en Provence. Ma mère et ma sœur élevaient des caniches sous l’affixe Del Rey Rakashi. J’ai donc baigné dans l’élevage dès mon plus jeune âge. Ensuite, j’ai décidé de m’éloigner avec mon compagnon, Jérôme Pain, avec qui j’ai élevé quelques portées dans deux races, le caniche et le bearded collie, sous l’affixe Victory Wind’s.

Les expositions faisaient partie de ma vie pratiquement chaque week-end et la semaine, j’avais mon activité professionnelle avec le salon de toilettage. Au fil des années, nous voulions changer d’air, avec beaucoup d’espace pour nos chiens et nous souhaitions nous installer dans le Centre de la France. Pour différentes raisons, facilité d’accès, cadre de vie, budget, notre choix s’est porté sur l’Allier. Nous avons fini par revendre le salon de toilettage et nous sommes venus nous installer à une trentaine de kilomètres de Montluçon ».

Professionnellement, Jérôme diffuse pour la France toute une gamme de produits cosmétiques pour Chiens, Chats et Chevaux sous la marque MD 10 et il s’est également spécialisé dans le commerce en ligne dédié aux animaux de compagnie. Son activité a relativement bien marché pendant le confinement, confirmant l’explosion des achats sur internet pendant cette période.    

« A partir du moment où les expositions se sont arrêtées, le stress s’est installé, car nous venions de faire l’acquisition d’un véhicule totalement dédié à l’activité de Handling et qui est arrivé quelques jours avant le début du confinement. Je me suis concentrée uniquement et par choix sur ce que j’aime vraiment faire et me passionne : m’occuper des chiens, y passer le plus clair de mon temps, les toiletter, jouer et me balader avec eux, débuter une éducation douce pour les jeunes chiens sans oublier de préparer et d’entrainer pour les futures expositions. Ma campagne bourbonnaise s’y prête parfaitement bien ».  

Audrey à des chiens à demeure que des clients lui ont laissé en toute confiance et aussi par solidarité face à cette situation ahurissante de ne pas pouvoir exercer sa profession de handler. Donc, elle peut continuer à les préparer et les toiletter. Lorsque les expositions reprendront, les chiens seront fin prêts.

Chez elle ni formation à distance, ni livraison de chiots pour le compte de tiers. Mais Audrey arrive à joindre les deux bouts « et je dois avouer que cette période de confinement a en définitive été positive car après des années à courir chaque semaine, chaque jour, se poser nous a fait le plus grand bien pour repartir dès que les expositions reprendront ».  

Son comptable lui conseillait d’arrêter de payer ses charges et d’honorer les factures, en lui conseillant de repousser les échéances… mais comme le dit l’adage, ce qui est fait n’est plus à faire elle a préféré régler en temps et en heure. Il faut donc que sa société Goldie Curly Handling puisse présenter et exposer rapidement. Elle attend donc de pied ferme une reprise des expositions et concours pour tout simplement exercer son métier de présentateur professionnel. 

Du côté des toiletteurs : se faire tondre par la crise ? Hors de question !

Du côté des toiletteurs : se faire tondre par la crise ? Hors de question !

A l’instar de leur homologues coiffeurs, les toiletteurs et les spécialistes du Grooming ont tout arrêté le 15 mars dernier. Magali Delaye, une des grandes spécialistes françaises, nous raconte son parcours, avant, pendant et après le confinement. 

Elle est née au début des années 70 et a baigné dès ses premiers pas, au milieu du roi des terriers, l’airedale, que sa mère Maryse élève depuis 1965 sous l’affixe devenu célèbre Du Haillet des Cornereides. L’élevage est installé « sur la route des vacances » à Brignoles, un nom qui évoque les cigales, et compte une quarantaine d’adultes, en majorité des fox terriers.

Magali suivait les pas de ces grands terriers britanniques et en observant sa mère les « toiletter » régulièrement, elle se jette dans le bain, en maniant avec une dextérité certaine, son premier couteau à épiler. Bien entendu, elle suit et reproduit les gestes et le savoir-faire maternels. Elle n’a alors que 9 ans.

« Puis au fil du temps, j’ai aidé ma maman dans tous les domaines de l’élevage, ainsi que la préparation aux expositions et jusqu’à l’âge de 15 ans, je faisais essentiellement du stripping. Lorsque des clients venaient à l’élevage, je l’aidais à les recevoir et à toiletter leurs chiens ». Quand un élevage est spécialisé dans les terriers, les clients reviennent régulièrement pour avoir un chien bien toiletté, tant pour le plaisir que pour d’éventuelles expositions !

Puis, quelques années plus tard, elle fait ses premières armes à Aix en Provence, chez le patron d’un salon de toilettage afin d’y remplacer Denys Lorrain (élevage Slicey), qui venait d’être sacré Champion de France de Toilettage et qui était parti s’installer à son compte. Aujourd’hui, il vit en Italie. Ironie de l’histoire, Denys était venu apprendre « le métier » chez la maman de Magali, afin de connaître tous les ressorts d’un toilettage de qualité de l’airedale terrier au fox terrier.

« Je savais épiler, puis ensuite, j’ai appris toutes les autres techniques de toilettage. En 1991, voulant voler de mes propres ailes, j’ai ouvert un premier salon de toilettage à Brignoles. Rapidement débordée, j’ai décidé d’en ouvrir un second. Les deux affaires marchaient très bien et occupaient la majorité de mon emploi du temps. Ce n’est qu’ensuite, que j’ai participé à de nombreux concours internationaux de toilettage et avec succès. Cette notoriété m’a fait connaitre de clients spécialisés dans le Terrier qui appréciaient mon savoir-faire ».  

Ce qu’il faut préciser, c’est qu’à cette époque, 90% des « clients » des salons de toilettage étaient des caniches de toutes tailles. Ce qui signifiait une extension des compétences de Magali.

Elle reconnait cependant que l’élevage demeure la principale activité aujourd’hui et le salon de toilettage – il n’y en a plus qu’un seul – est installé sur le même site car il est fortement lié aux activités de l’élevage. « Pendant le confinement, J’ai reçu énormément de coups de fils et de courriels pour des réservations de chiots car en mars et avril, nous n’avions quasiment plus de chiots disponibles. Je n’ai pas pu honorer toutes les demandes, donc beaucoup de prospects sont actuellement sur une liste d’attente pour les naissances qui auront lieu au 1er semestre 2021 ».

Comme vous pouvez l’imaginer, le salon de toilettage a été fermé pendant toute la durée du confinement. Cela signifie que pendant près de deux mois, Magali n’a pas reçu un seul client. Elle en a profité pour s’occuper du cheptel de l’élevage et de tous les préparer pile poil.

A ce manque de revenus s’est ajoutée l’impossibilité d’exercer l’autre métier de Magali, la formation professionnelle, une activité initiée en 2004 avec un petit centre de formation au cœur de son salon de toilettage. En 2007, elle est nommée juge de concours, arrêtant de facto sa participation à des compétitions de toilettage. Elle a depuis été invitée régulièrement à juger des concours en France et à l’étranger. Tout son savoir-faire se retrouve dans son centre de formation : « J’ai aujourd’hui beaucoup d’élèves qui sont passés par mon centre de formation et qui sont devenus des champions de l’art du toilettage et plusieurs sont installés avec beaucoup de réussite dans leur métier ».

Le confinement a donc généré une perte sèche de chiffre d’affaires pour le salon mais également les formations qui ont été totalement annulées pendant près de 8 semaines. Coup de chance pour elle, les toiletteurs qui avaient réservé ont accepté de reporter leur formation à une date ultérieure.

« Actuellement, c’est compliqué d’organiser des séances de formation, avec les règles sanitaires draconiennes que nous devons impérativement respecter. Depuis lundi 11 mai, 1er jour du déconfinement, et avec la réouverture des salons, je déplore que les « toiletteurs » et « apprentis »  ne puissent venir en formation car eux-mêmes possédant souvent un salon de toilettage, ils ont du travail à rattraper ». Rien n’est simple.

Face à cette situation historique, Magali a développé quelque chose de très pratique : pas de déplacement possible des « élèves » ? Qu’à cela ne tienne, elle se lance dans la vidéo conférence, avec des séances pratiques de toilettage filmées en direct. « Beaucoup de personnes qui participaient à ces séances en ligne m’ont fait un retour très positif. Je crois, malgré le déconfinement que je vais développer cet outil de formation en améliorant la technique pour filmer dans le salon de toilettage, car nombre d’élèves viennent de loin, beaucoup plus loin que les 100 km autorisés à vol d’oiseau ».  Delaye Master Formation Continue est un centre de perfectionnement au Toilettage canin et très clairement, la période de confinement a donné de nouvelles idées à Magali.

 

Du côté des compétitions, tous les concours de Toilettage sont annulés, tant en France qu’à l’étranger jusqu’au mois de septembre !  Même le fameux Championnat du Monde de Toilettage qui devait se dérouler en mai, en France à Dijon, a été annulé. « Dans ce contexte difficile de crise sanitaire grave, je suis plutôt optimiste et je pense même que 2020 va être un très bon cru. Le confinement ne m’a pas trop gênée et l’activité du 2ème semestre s’annonce d’ores et déjà très encourageante ».  Aleluya !