Covid 19 : le mot de nos partenaires

Covid 19 : le mot de nos partenaires

En cette période particulière, nous donnons la parole à nos partenaires, aujourd’hui retrouvez les communications d’Agria et Nestlé-Purina. 

Agria Assurance pour Animaux se plie aux recommandations des autorités et prend des mesures pour lutter contre la propagation du COVID-19. Ainsi et à titre préventif, tous les salariés qui le peuvent travaillent à distance jusqu’à nouvel ordre.

Cela étant, tous les services sont maintenus. Votre Service Client et votre Service Gestion ainsi que vos Ambassadeurs Agria dédiés restent joignables comme à l’accoutumée.

Vos « kits portées » avec l’assurance offerte continuent de vous parvenir et les assurances « Premier Pas » offertes à vos acheteurs continuent d’être activées par vos Ambassadeurs Agria.

Afin de réduire les délais de traitement de vos demandes de remboursement, nous vous invitons à privilégier votre espace personnel « Mon Agria » ou le courriel comme moyen de communication.

Vos contacts utiles :

Vous souhaitez déclarer un sinistre : sinistre@agria.fr

Vous souhaitez soumettre une réclamation : info@agria.fr

Vous souhaitez envoyer un SEPA : sepa@agria.fr

Vous souhaitez résilier votre assurance : resiliation@agria.fr

Vos Ambassadeurs Agria en région restent vos interlocuteurs privilégiés, vous pouvez les joindre par email ou par téléphone. Si vous ne connaissez pas encore le nom de votre Ambassadeur Agria dédié, contactez-nous au 01.88.32.24.00, nous vous ferons un plaisir de vous communiquer ses coordonnées.

Prenez soin de vous et de votre élevage.

 

 

La France connait aujourd’hui une situation exceptionnelle face à la pandémie de Covid-19. Depuis le 17 Mars 2020, le pays est contraint au confinement. Dans un tel contexte, le Groupe Nestlé en France est engagé à protéger autant ses collaborateurs que ses fournisseurs, ses partenaires et leurs collaborateurs.

Nous avons souhaité dans un premier temps informer nos éleveurs avec l’envoi d’une newsletter afin de les aider à appliquer les premières mesures gouvernementales.

Dans un second temps, nous savons qu’au-delà des risques sanitaires, nos éleveurs se retrouvent dans une situation inédite ne pouvant plus accueillir de nouveaux propriétaires pour voir leurs chiots et/ou chatons et étant extrêmement restreints pour se déplacer afin de pouvoir les vendre. Cette situation les amène à garder leurs chiots et leurs chatons de 8 semaines et + à la maison et donc de devoir les nourrir, entrainant ainsi une perte de revenus mais également des dépenses supplémentaires en alimentation.

Dans ce cadre, Nestlé Purina souhaite soutenir ses éleveurs et les aider à nourrir leurs « chiots et chatons confinés ». C’est pourquoi Nestlé Purina a décidé d’offrir à tous ses éleveurs l’aliment Pro Plan Puppy ou Kitten indispensable pour les chiots* ou chatons** de 8 semaines et plus restés au sein de l’élevage depuis la mise en confinement. Nos éleveurs pourront ainsi assurer l’alimentation de leurs chiots et chatons restés à la maison.
Nestlé Purina souhaite pleinement associer ses Grossistes Elevage à cette initiative solidaire qu’ils ont rendu possible.
Nous tenons également à rassurer nos éleveurs quant à l’approvisionnement de nos aliments. En tant qu’acteur majeur de l’alimentation pour animaux de compagnie, continuer de les servir au mieux pour leur garantir l’accès à des aliments complets, équilibrés et de qualité pour leurs animaux afin qu’ils restent en bonne santé est au coeur de nos préoccupations, et ce également en période de crise.

Ainsi, l’ensemble de nos équipes restent impliquées et s’adaptent régulièrement à la situation pour parvenir à assurer la commercialisation, la fabrication et l’approvisionnement de nos produits. Toutes les mesures barrières et les consignes sanitaires sont rigoureusement appliquées pour assurer la sécurité et la santé de tous et préserver la continuité de nos opérations.

Tous nos partenaires peuvent compter sur notre mobilisation, notre écoute et notre disponibilité.
Nous remercions le personnel médical et toutes les personnes mobilisées dont le personnel de nos Grossistes Elevage, des magasins et vétérinaires qui permettent d’avoir accès à nos aliments, ainsi que nos collègues qui assurent la production des aliments Pro Plan®. Prenez soin de vous et de vos proches et #restezchezvousavecvosanimaux.

*Modalités éleveurs : Offre valable pour tous les éleveurs Membres du club ProClub, ayant déclaré des chiots dans leur administratif Chiens-de-France entre le 1er Janvier 2020 et le 31 Mars 2020. Quantité offerte : Dans la limite de 7 kilos de Pro Plan® Medium Puppy– Riche en Poulet par chiot. Mode de calcul retenu : 2 mois d’alimentation Pro Plan® Medium Puppy– Riche en Poulet x 120g/jour pour chiot de moins de 3 mois et d’un poids adulte moyen de 15kg.
**Modalités éleveurs : Offre valable pour tous les éleveurs Membres du club ProClub, ayant déclaré des chatons dans leur administratif Chats-de-France entre le 1er Janvier 2020 et le 31 Mars 2020. Quantité offerte : Dans la limite de 3 kilos de Pro Plan® Original Kitten– Riche en Poulet par chaton. Mode de calcul retenu : 2 mois d’alimentation Pro Plan® Original Kitten– Riche en Poulet x 50g/jour pour chaton de moins de 3 mois

Le confinement vu par nos voisins : l’Alliance Canine Latine

Le confinement vu par nos voisins : l’Alliance Canine Latine

Nous avons interrogé nos homologues de l’Alliance Canine Latine (ACL) sur les effets de la quarantaine actuelle sur leur activité. Vous trouverez ci-dessous les questions et réponses de la RSCE (Espagne), l’ENCI (Italie) et le CPC (Portugal).

  1. Est-ce que des mesures de confinement ont été imposées dans votre pays ?

FRANCE : Le confinement concerne tous les citoyens depuis le 17 mars. Les travailleurs essentiels peuvent continuer à travailler mais tout le monde est confiné chez soi.

ESPAGNE : Tout le monde est en quarantaine depuis le 15/03/2020. Comme en France, les travailleurs essentiels continuent à aller au travail. Le reste de la population doit rester à la maison. [reprise du travail dans l’industrie et les constructions depuis le 13/04/2020, annoncée à la télé].

ITALIE : En Italie aussi, il y a des mesures de quarantaine et de distanciation sociale. Depuis le 12 mars, seulement les activités essentielles peuvent continuer à travailler.

PORTUGAL : Le confinement est effectif depuis le 18 Mars. Seuls les fournisseurs de biens considérés essentiels restent ouverts, ainsi que les travailleurs indépendants. Le pays est en état d’urgence jusqu’au 3 Mai. La population est libre de se déplacer mais la plupart des personnes reste volontairement confinés chez eux.

  1. Les dog shows et autres épreuves de sélection sont-ils annulés ?

FRANCE : Oui toutes les expositions et autres épreuves de sélection et activités canines sont annulées depuis le 17 mars. Avant cela, les rassemblements de plus de 5000 personnes sont interdits depuis le 8 mars, et la limite est passée à 1000 personnes le 15 mars.

Notre Championnat de France (prévu le 6-7 juin) est reporté au deuxième semestre 2020.

ESPAGNE : Oui, toutes les expositions et activités canines sont annulées.

ITALIE : En Italie, tous les évènements ont été annulés. Les expositions de fin février et les trialers de début mars notamment. L’ENCI a décidé d’annuler tous les évènements avant les interdictions officielles, consciente du danger que notre pays allait rencontrer.  Les interdictions officielles ont été annoncées très rapidement après cette décision de l’ENCI.

PORTUGAL : Toutes nos manifestations sont annulées ou reportées “sine die“. La distanciation sociale est recommandée.

  1. Une dérogation aux mesures de confinement est-elle prévue pour certaines activités économiques ? Si oui, l’élevage en fait-il partie ?

FRANCE : Oui, les personnes dont le travail ne peut s’effectuer en télétravail et est essentiel à la continuité de la vie de la nation, sont exemptées des mesures de confinement. L’élevage fait partie des domaines exemptés, y compris l’élevage de chiens, en théorie.

ESPAGNE : Comme en France, l’élevage canin est exempté de la quarantaine, en théorie, comme le travaux agricoles.

ITALIE : Comme en France.

PORTUGAL : Aucune limitation à l‘élevage n’est en place. Le CPC (Kennel Club Portugais) fonctionne normalement dans le domaine de l’enregistrement des naissances par télétravail. Nous pensons ouvrir nos bureaux vers le 15 Mai après avoir fait installer dans les bureaux les mesures de protection nécessaires. Nous fournirons masques et visières à tous nos employés.

  1. Concrètement, est-ce que les éleveurs ont le droit d’aller livrer les chiots chez les particuliers ?

FRANCE : Les éleveurs sont autorisés à livrer un chiot chez un particulier s’ils peuvent justifier que c’est un déplacement nécessaire et non reportable. Cela dépend aussi de s’ils ont trouvé un vétérinaire afin de faire les actes nécessaires à la vente. Et il faut que l’acquéreur ait accepté la livraison du chiot dans ces conditions. Le gouvernent a publié des bonnes pratiques et nous avons aussi donné à nos éleveurs des conseils pour organiser la livraison en limitant les risques de diffusion du virus entre humains.

ESPAGNE : La réglementation espagnole ne prend pas en compte la livraison de chiots, elle n’est pas autorisée.

ITALIE : Nous étions confrontés à une réglementation peu précise du Ministère de la Santé, donc l’ENCI a agi auprès de ce Ministère pour obtenir des réponses les plus complètes possibles.  Dans cette démarche l’ENCI a reçu le soutien de l’Association italienne des vétérinaires et d’associations de droits des animaux. L’ENCI a dû interroger directement le Département de la Protection Civile de la Présidence du Conseil. Après quelques jours une FAQ a été mise en ligne sur le site officiel du gouvernement pour informer qu’il n’y a pas de restriction sur les mouvements des animaux.

PORTUGAL : À leurs risques et périls, les éleveurs peuvent livrer les chiots.

  1. Y a-t-il une différence des règles entre les éleveurs professionnels et amateurs ?

FRANCE : En France, si un éleveur élève au maximum une portée par an, il est considéré comme non-professionnel. Il n’est donc pas inclus dans les mesures d’exemption de la quarantaine et doit rester chez soi avec tous ses chiots.

ESPAGNE : Pas de différence entre éleveurs commerciaux et non professionnels en Espagne.

ITALIE : La différence existe aussi en Italie, mais la réponse du gouvernement était générale et n’a pas fait de différence.

PORTUGAL : Aucune différence.

  1. Comment cela se passe-t-il avec les vétérinaires ?

Sont-ils autorisés à faire : la vaccination ? l’identification des chiots ? des certificats de bonne santé pour la vente ? à se déplacer en élevage ?

FRANCE : Les vétérinaires sont autorisés à pratiquer leur activité dans la situation actuelle, surtout pour des soins d’urgence et pour les obligations sanitaires en élevage. Les différentes institutions vétérinaires ont donné des conseils différents et comptent sur l’évaluation de la balance bénéfice-risque de chaque vétérinaire. Les vétérinaires doivent reporter toutes les actes non urgents, et la vaccination, l’identification et les certificats de santé ne sont pas dans la liste des actes essentiels et urgents.

ESPAGNE : Tous les vétérinaires sont autorisés à pratiquer leur activité en Espagne, mais ils doivent se concentrer sur les urgences.

ITALIE : En Italie, les vétérinaires peuvent pratiquer leur activité normalement. Les éleveurs et les propriétaires peuvent aller chez le vétérinaire avec leur chien en signant un formulaire sur lequel ils certifient les raisons du déplacement.

PORTUGAL : Les cliniques vétérinaires fonctionnent normalement avec l’imposition de distance sociale d’accès aux lieux de travail.

  1. Comment cela se passe-t-il pour les refuges ? Sont-ils autorisés à organiser des adoptions ?

FRANCE : Jusqu’à cette semaine, les particuliers n’avaient pas le droit de se déplacer pour aller adopter un animal. Sur demande des refuges, et notamment de la SPA, le gouvernement autorise depuis le 16 avril un processus d’adoption dématérialisée qui évite les contacts entre les particuliers adoptants et les personnels des refuges.

ESPAGNE : Oui, dans notre pays les refuges peuvent actuellement effectuer leur activité normale ; mais comme les gens doivent rester à la maison, l’activité est rare.

ITALIE : Les adoptions ne sont pas suspendues.

PORTUGAL : Les refuges travaillent en toute normalité mais avec beaucoup plus de cas d’abandon de chiens dû au Covid19.

Nous avons aussi interrogé plus largement les autres Kennels Clubs afin de vous offrir une vision globale des impacts de la crise actuelle sur la cynophilie mondiale. Nous vous transmettrons leurs réponses dans nos prochaines newsletters.

Covid 19 : Assouplissement de la règlementation

Covid 19 : Assouplissement de la règlementation

Le confinement lié à la pandémie de Covid 19 est une situation nouvelle à laquelle les autorités s’adaptent le mieux possible. Depuis le début de cette crise sanitaire, une légère évolution de la règlementation a été autorisée pour l’adoption d’animaux domestiques.

 

  • L’importation

Dans ce contexte de crise sanitaire, les autorités ont souhaité faciliter le retour des ressortissants français résidant à l’étranger, notamment en assouplissant les conditions d’importations d’animaux domestiques.

Attention, cette instruction technique stipule bien que ces assouplissements sont uniquement prévus pour le retour d’un ressortissant français (ou d’un ressortissant étranger pouvant justifier une adresse en France) depuis l’étranger. Ils ne s’appliquent pas dans le cadre d’une transaction commerciale (achat de reproducteur) avec un éleveur étranger.

Consulter l’instruction technique pour avoir toutes les informations en fonction du pays de départ. [Lien vers l’instruction technique]

La situation de l’animal rapatrié devra être régularisée au plus vite après son arrivée sur le territoire avec le vétérinaire traitant.

Pour les conditions d’importation d’un reproducteur, consulter l’article sur notre portail : https://www.centrale-canine.fr/articles/importation-de-chiens-en-france

  • L’adoption en refuges

Depuis le début du confinement, les adoptions en refuges étaient bloquées car ceux-ci ne pouvaient recevoir de public (donc pas de particuliers adoptants). Suite à l’appel de plusieurs associations de protection animale, et notamment la SPA, le gouvernement a annoncé en début de semaine une dérogation aux règles de confinement applicable dès ce jeudi 16 avril pour aller adopter un animal en refuge. Il faudra que le processus se fasse de manière principalement dématérialisée avec sélection de l’adoptant par questionnaire en ligne, choix de l’animal sur site internet et rendez-vous fixe pour venir le chercher au refuge. Les règles sont disponibles en suivant ce lien : https://www.la-spa.fr/formulaire-adoption-solidaire-covid-19

Interview de Yves De Clercq

Interview de Yves De Clercq

Le maître mot des dirigeants de la Fédération Cynologique Internationale est : stay home« restez à la maison », dans un contexte où quasiment les 99 pays membres sont confrontés, non seulement à la pandémie, mais également à une période de confinement plus ou moins longue. Yves De Clerq, entré en 1994 comme employé et nommé Secrétaire Général le 1er janvier 1998 – poste renommé par la suite Directeur Exécutif – fait le point avec nous

  • SCC : La FCI est confrontée à une crise sans précédent dans son histoire, à l’exception des périodes de la 1ère et de la 2ème Guerre Mondiale où ses activités furent mises en berne. Aujourd’hui, comment la FCI réagit face à cette pandémie qui touche la cynophilie mondiale ?

Yves De Clercq : Avant tout, avec calme, prudence et respect des consignes.  La priorité est et doit rester la santé du personnel de la FCI avant tout et de toute personne impliquée dans le monde canin, qu’elle soit employée d’une organisation canine nationale, juge, éleveur ou autre.  Il sera temps de faire un premier bilan lorsqu’une sortie de confinement sera officiellement décidée.  De plus, il ne faut pas oublier que pour nos membres (les organisations canines nationales) et plus encore pour la FCI en tant qu’institution, le caractère « international » prend toute son importance.  Il ne suffit pas que la situation s’améliore dans l’un ou l’autre pays d’Europe ou d’Asie ou d’Amérique, l’amélioration doit être mondiale pour que l’on puisse envisager une sortie de crise.  Nous avons par ailleurs assoupli les conditions de report d’organisation d’expositions afin de permettre au plus grand nombre, dans la mesure du possible, de pouvoir organiser leurs expositions annuelles ou les divers Championnats de Section ou Mondiaux.  De plus, les conditions de payement divers dus à la FCI ont été rendues plus souples également, bien conscients des difficultés financières que connaissent et connaîtront bon nombre de nos membres.  Le bon sens et la solidarité entre membres doivent être les piliers sur lesquels nous pourrons nous appuyer.

 

  • Votre message est très clair à l’attention des possesseurs de chiens de race : « be responsible, stay at home, save lives » !  Avez-vous des retours de cette campagne relayée sur les réseaux sociaux ?

La FCI est statutairement et traditionnellement une institution orientée vers les organisations canines nationales, et non pas les éleveurs.  Par conséquent, les éventuels retours de notre campagne sont adressés ou redirigés vers les organisations canines nationales.  Nous pensons toutefois qu’il est de notre rôle de sensibiliser tout un chacun sur l’importance de rester chez soi et de « profiter » précisément de la présence de nos amis les chiens.

 

  • Le 2 mars dernier, vous avez publié un communiqué du Président Tamas JAKKEL invitant les juges et exposants à suivre les conseils d’hygiène face au coronavirus, mais surtout de suivre les règles au niveau de chaque pays face à la pandémie. Quel est votre point de vue un mois et demi après ce premier communiqué ?

Ces recommandations ont été rédigées à l’époque à la suite de notre inquiétude relative à la tenue de l’exposition Mondiale à Madrid.  Mais plus les heures passaient, et plus il s’est avéré que ce que nous recommandions pour la Mondiale allait malheureusement devoir s’appliquer pour un nombre très important d’expositions (et nous ignorions alors l’ampleur que prendrait la pandémie, qui n’en était alors pas une !).  Il va de soi que nous tiendrions aujourd’hui le même discours et que lorsque le déconfinement aura été prononcé et que les expositions pourront à nouveau avoir lieu. Nous rappellerons plus que probablement ces règles de bonne conduite et de bon sens, que tous les gouvernements ont adoptées.  Venant d’un pays particulièrement touché par le Covid-19, nous ne pouvons que conseiller de suivre scrupuleusement les instructions gouvernementales.  La FCI n’a en quelque sorte fait qu’appuyer ce que les dirigeants politiques demandaient.  En aucun cas, la FCI ne tient à se substituer à une organisation de santé internationale.  Les lois nationales prévalent et nous nous alignerons toujours sur celles-ci lorsque nous donnons des recommandations.

Yves

  • Au rang des nombreuses activités de la FCI, figurent les expositions canines internationales et les épreuves et concours dans toutes les disciplines reconnues. Dans l’état actuel des choses, comment la FCI gère ce qui s’annonce comme un quadrimestre sans aucun événement cynophile (mars, avril, mai et juin) ?

Nous en prenons acte et nous comprenons tout à fait la situation, qui ne résulte pas de choix délibérés.   Comme indiqué précédemment, les conditions de demandes ou de reprogrammations d’expositions ont été assouplies, voire annulées.  Nous comptons à présent sur la coopération et la solidarité entre les organisateurs (expositions et autres concours) pour aménager des calendriers viables pour tout le monde, dans l’intérêt de la plus grande majorité.  Il sera impossible d’éviter des pertes et des frustrations mais tous ensemble, faisons notre possible pour les ramener à leur plus simple expression.

 

  • Au niveau administratif, comme le siège de la FCI s’organise pour continuer un minimum d’activités, notamment au niveau de l’homologation des titres et de la concession des affixes ?

Notre équipe est en télétravail depuis environ le 20 mars avec une connexion parfaite à l’environnement informatique professionnel.  Par ailleurs, en cas d’absolue nécessité, tout employé peut facilement venir au bureau et récupérer l’un ou l’autre dossier, voire même travailler sur place.  Nous sommes en effet tout à fait à même de garantir à chacune d’elles un environnement professionnel offrant sécurité et distanciation sociale.  J’ai toutefois pris la décision dès le début du confinement de mettre toute l’équipe en télétravail.  A titre personnel, je vais tous les matins à la FCI pour entre autres réceptionner le courrier postal, le dispatcher et répondre à l’une ou l’autre demande qui demande malgré tout une présence physique.  La gestion des affixes, des résultats d’expositions et épreuves ainsi que les demandes de titres suivent tout à fait leurs cours et les légers retards constatés dernièrement sont d’ailleurs sur le point d’être totalement résorbés.

 

  • Sur le plan international, comment la FCI peut aider d’une manière ou d’une autre les 99 Kennels clubs membres de la Fédération qui sont confrontés à une baisse notable de leurs activités d’élevage et de sélection donc de leurs revenus ?

Comme je l’ai indiqué, nous avons assoupli les conditions de payement.  A l’heure actuelle c’est la seule décision d’ordre financier qui a été prise.  Il ne faut pas oublier que la FCI dépend des activités de ses membres.   Par conséquent, si ces derniers sont privés de rentrées, nous le sommes tout autant.  Trouver une mesure de soulagement reposant sur un dénominateur commun n’est pas chose aisée.  En reportant les dates de payement des factures, nous tentons de soulager la trésorerie de TOUS nos membres.  Comme indiqué ci-dessus la levée des exigences liées à l’organisation des expositions constitue l’autre mesure-phare qui a été décidée.

 

  • Le travail des différentes commissions est-il totalement arrêté ?

Totalement.  Certaines commissions ont tenu une réunion en ligne mais leur nombre est très restreint.  Tous, nous espérons un déconfinement partiel dans un avenir « relativement proche ».  Le Comité Général pour sa part travaille actuellement par email mais la possibilité de réunions en ligne sera creusée en fonction de la nature des problèmes à traiter.

 

  • Que vous impose la législation belge en matière de lutte contre le COVID-19 ?

Au niveau des entreprises, le télétravail est obligatoire sauf si l’employeur peut garantir la distanciation sociale.  S’il ne le peut l’entreprise doit alors fermer.  Pour le reste, le confinement est assez strict mais nous pouvons toutefois encore sortir pour faire de l’exercice (toujours avec le respect de distanciation sociale) mais il est interdit de s’attarder dans les parcs pour prendre le soleil par exemple.  Nous pouvons aussi nous déplacer, sans attestation, pour les choses essentielles (travail, courses alimentaires, réparation de lunettes, visite médicale, etc.).

 

  • Quels messages souhaiteriez-vous faire passer aux cynophiles français, autant les exposants, que les éleveurs ou les pratiquants dans une ou plusieurs disciplines sportives ?

Je suis un éternel optimiste et respectueux de l’autorité.  Plus les gens respecteront le confinement, plus vite nous viendrons à bout de ce fléau et pourrons retrouver plus de liberté d’action.  Je crois dans le bon sens collectif et je reste persuadé que nous sortirons de la crise dans les prochaines semaines.  A toutes les personnes possédant un chien ou en passe d’en acquérir, profitez de cette période de turbulence pour être « à l’écoute » de votre chien, pour partager avec lui des activités que vous reportez parfois par manque de temps ou d’envie.  Tout comme nous redécouvrons la nature, le plaisir d’écouter les oiseaux chanter, apprenons à vivre à nouveau en harmonie avec notre ami à quatre pattes, emmenons-le faire de plus longues promenades, accordons-lui de plus longues minutes d’attention et de câlins.  Voilà sans aucun doute une conséquence « positive » de cet horrible film de terreur que nous sommes obligés de regarder depuis plus d’un mois.

Le point sur le Covid 19 avec l’Ordre Vétérinaire et l’AFVAC

Le point sur le Covid 19 avec l’Ordre Vétérinaire et l’AFVAC

Dans le contexte actuel de crise sanitaire et de confinement des personnes, nous sommes confrontés à un certain nombre de problématiques pour les éleveurs canins. La Centrale Canine cherche à leur répondre le plus précisément possible en fonction de leurs questions. C’est pourquoi les points suivants ont été abordés avec l’ordre des vétérinaires et l’AFVAC :

  • Je suis éleveur professionnel/particulier. En période de confinement, mon vétérinaire a-t-il le droit :

    • d’identifier mes chiots ?

    • de vacciner mes chiots (primovaccination) ?

    • de rédiger des certificats vétérinaires avant cession pour mes chiots ?

    • de se déplacer jusqu’à mon élevage si nécessaire ?

  • Mon vétérinaire est-il en droit de refuser d’effectuer certains actes s’il juge qu’ils ne sont pas urgents ?

  • Quels conseils donner aux nouveaux propriétaires concernant la primovaccination ? Devront-ils faire réaliser le protocole entier de primovaccination après le confinement ?

 

La réponse du docteur vétérinaire Jacques Guérin, président de l’Ordre National des Vétérinaires :

Les vétérinaires se réfèrent aux recommandations de l’Ordre des vétérinaires dans un contexte de propagation du virus SARS-CoV-2 dont chacun mesure chaque jour les effets délétères sur les personnes fragiles, sur les équipes vétérinaires mais aussi sur les clients des vétérinaires, et nos entourages respectifs.

Vous me permettrez d’évoquer la note de service DGAL/SDSPAS/2020-218 du 1er avril 2020. Elle a pour objet de lister les missions essentielles qui doivent être maintenues dans le respect des règles édictées par le gouvernement dans le cadre de la gestion du Covid19, afin d’en limiter la propagation.
La fin du préambule explicite sans ambiguïté que « dans tous les cas, l’application des gestes barrières et des mesures de distanciation sociale reste essentielle ». Cette précision doit être comprise comme impérative, préalable à tout acte quel qu’il soit et non négociable pour la sécurité et la santé de tous.
C’est dans ce sens qu’agissent les vétérinaires.

L’instruction technique DGAL/SDSPA/2020 du 20 mars 2020 indique au titre des autres activités vétérinaires libérales, en se référant à l’article 1 du décret 2020-260 du 16 mars 2020 premier alinéa, que « toute activité nécessitant un déplacement chez un détenteur ou propriétaire d’animaux doit se justifier comme étant insusceptible d’être différée ». Cette règle s’applique à l’ensemble des professionnels vétérinaires et non vétérinaires qui interviennent dans les élevages ou à domicile à quelque titre que ce soit. J’attire de plus votre attention sur l’obligation de respecter strictement les mesures d’hygiène définies par le Ministère de la santé et tous les moyens mobilisés pour veiller à leur application, par le personnel et les clients.

Mon  message aux vétérinaires a dès lors été le suivant. Il est constant et  sans  ambiguïté :

– « En considération des moyens de protection qui font défaut (masques FFP2 – gel hydroalcoolique), l’Ordre des vétérinaires recommande de mettre en place opérationnellement et de manière rigoureuse les autres mesures de biosécurité et de promouvoir les gestes barrières définis par le Ministère de la santé auprès des clients, dans les établissements de soins vétérinaires, à leur domicile et sur les lieux d’élevage ».

– « L’Ordre des vétérinaires est pleinement conscient que la mesure de distanciation sociale d’un mètre est peu réaliste à mettre en oeuvre dans de nombreuses situations de notre quotidien professionnel, lorsqu’il s’agit par exemple de contenir un animal ou lors d’opérations de prophylaxie sur les petits ruminants. Les préconisations du gouvernement paraissent bien théoriques et illusoires lorsqu’elles sont regardées à l’aune de la  » vraie vie  » d’un vétérinaire et des équipes qui l’entourent ».

– « L’Ordre des vétérinaires appelle les vétérinaires à prendre leurs décisions de manière raisonnée, en toute connaissance de cause, dans le respect des valeurs attachées à notre profession, profession de santé, sans méconnaître leurs responsabilités de chef d’entreprise ».

Les vétérinaires sont engagés et répondront présents, en toute connaissance des risques qu’ils prennent, pour assumer leur devoir envers la société, de permanence et de continuité des soins aux animaux malades et pour surveiller les maladies réglementées.

Concrètement, cela implique que les vétérinaires font des choix dans leurs modalités d’exercice et le report des actes et des chirurgies qui ne mettent pas en jeu la vie des animaux. L’identification, la vaccination et la certification en font partie.

Dans ces circonstances exceptionnelles, le travail des professionnels s’en trouve dégradé, nous en sommes conscients et sachez bien que nous le déplorons. Chacun de nous doit accepter les effets négatifs du confinement dans sa vie personnelle ou professionnelle. C’est à ce prix que collectivement nous aurons la certitude d’avoir fait le maximum pour sauver des vies et protéger les plus fragiles.

Dès que la situation sanitaire du pays le permettra, soyez assurée que les vétérinaires seront à vos côtés pour reprendre au mieux leurs activités auprès des éleveurs canins et trouver des solutions scientifiquement validées par les experts en matière de continuité des protocoles de vaccination. Des travaux ont déjà démarré à cet effet.

La réponse du docteur vétérinaire Jean-François Rousselot, président de l’AFVAC :

Les mesures barrières s’appliquent à tous et concernent les rapports entre les personnes mais aussi entre l’Homme et l’animal, le chien, notamment, celui-ci pouvant être un support passif du virus transmis par un Homme infecté.

Dans ce contexte grave, inédit, la profession vétérinaire a courageusement relevé le défi de se placer dans des conditions optimales pour ne pas contribuer à l’émergence d’une crise sanitaire animale.

Son choix a été d’assurer tous les soins que le bien-être et la santé des animaux exigeraient, et qui ne seraient pas susceptibles d’être différés, dans le souci de rester au service de l’élevage, canin notamment.

Quelle que soit la légitimité et l’intensité de la pression à laquelle il se trouve soumis, le vétérinaire sollicité ne doit jamais perdre de vue le caractère instable d’une balance bénéfices incertains/risques potentiels, conséquence de la situation sanitaire actuelle, dans laquelle l’appréciation du risque reste de la responsabilité du professionnel de santé. La qualité des informations, généralement téléphoniques, transmises par l’éleveur est primordiale pour faciliter la prise de décision. Le couple éleveur/vétérinaire a déjà une belle expertise positive dans ce domaine !

Chaque situation particulière ne peut trouver de ce fait une solution que dans le cadre du respect scrupuleux de règles générales dont le but est de protéger au mieux la santé de l’éleveur, du vétérinaire et de leurs équipes, tout en apportant dans des conditions aussi bonnes que possible les soins qu’exigent dans une situation donnée, le maintien du bien-être et de la santé des chiens.

Ces règles sont soumises à un respect intransigeant des conditions suivantes :

– le libre accès des établissements de soins vétérinaires est suspendu ;

– les interventions non urgentes doivent être différées ;

– les interventions ne pouvant pas être différées sur site d’élevage ne peuvent se faire que dans des conditions de respect des règles de biosécurité relatives au Covid ;

– la vaccination uniquement si la pression infectieuse le nécessite ;

– les états de lieux en élevage ne sont réalisés qu’en cas de suspicion de maladies sujettes à notification obligatoire.

 

Au bénéfice de nos chiens, elles doivent être scrupuleusement appliquées au cas par cas, après évaluation par le vétérinaire du risque sanitaire et du caractère indispensable ou/et urgent de chaque intervention, afin de ne faire courir de danger, si minime soit-il, à aucun des acteurs.

 

 

Avoir des chiots pendant le confinement

Avoir des chiots pendant le confinement

Cette période très troublée due au virus  SARS-coronavirus-2, responsable du Covid19 humain, est compliquée pour tous les éleveurs. En effet, le confinement imposé par les autorités sanitaires en France limite grandement les interactions indispensables pour le bien-être actuel et futur des chiots. Il est donc important de mettre en place des mesures barrières pour empêcher les pathogènes d’entrer dans l’élevage, tout en garantissant un épanouissement comportemental maximal des chiots.

 

Protéger des maladies infectieuses classiques

Selon les régions et la pression infectieuse présente, les déplacements sont plus ou moins compliqués, même pour se rendre chez son vétérinaire. Certes, les urgences et pathologies importantes sont parfaitement suivies, mais concernant les vaccinations des chiots, la question reste posée et la réponse dépend beaucoup des instances et des vétérinaires concernés. Ce qui est fondamental, c’est de bien se souvenir de la protection des chiots, lors de la naissance.

Avant 2 mois, le chiot possède encore des anticorps de sa mère, ingérés par le colostrum juste après la naissance. Normalement celui-ci est donc protégé au début de sa vie. La plupart des chiots sont protégés pendant leurs premières semaines de vie par les anticorps maternels. Chez la plupart des chiots cette immunité aura disparu à l’âge de 8-10 semaines, elle ne sera plus à un degré qui permet une immunisation active. Les chiots avec peu d’anticorps maternels sont potentiellement vulnérables (mais aussi capables de répondre à une vaccination) à un âge plus jeune, tandis que d’autres peuvent avoir des titres d’anticorps tellement hauts, qu’ils sont incapables de répondre à une vaccination jusqu’à l’âge de plus de 10 semaines ! C’est une des raisons pour lesquelles les chiots ne sont que rarement vaccinés avant l’âge de 7-8 semaines, et qui peut conduire votre vétérinaire à proposer une troisième injection à l’âge de 16 semaines.

Le risque est donc important à partir de 7-8 semaines chez les chiots. Il est ainsi très important de limiter au maximum, tant que la primovaccination n’est pas réalisée, les risques d’entrée sur l’élevage des pathogènes. Comme pour nous, les mesures barrières sont très efficaces. Il faut impérativement les suivre à la lettre, jusqu’à la protection des chiots.

  1. Nettoyage des mains de l’éleveur avec du savon puis, une fois séchées, frottées avec un gel hydroalcoolique. Cette action doit être réalisée avant tout contact avec les chiots ou la mère des chiots.
  2. Porter des chaussures particulières dans la maternité (de préférence lavables voire désinfectables). Il est important que les chaussures de l’extérieur ne rentrent pas dans la maternité, afin de ne pas transporter des germes de l’extérieur vers la maternité.
  3. Porter une blouse ou se changer avant d’entrer dans la maternité. Là encore, c’est le portage des germes que l’on veut éviter. Il faut donc changer de pull et de pantalon lors des manipulations des chiots.
  4. Bien aérer la maternité dans les heures chaudes de la journée.
  5. Bien laver ou désinfecter tous les objets qui entrent dans la maternité, qu’ils proviennent du reste de l’élevage, de la maison ou d’un magasin.
  6. Eviter la venue de personnes étrangères à l’élevage dans la maternité, voire dans l’ensemble de l’élevage si cette venue n’est pas indispensable.

 

Cute labrador retriever puppies on white background

Anticiper les besoins

L’anticipation des besoins permet de répondre aux exigences de la situation sans prendre le risque de pénurie ou d’intrusion de germes au sein de l’élevage. Il est important de penser au stock de nourriture, de petit matériel indispensable dans la maternité, afin de limiter les aller-retour entre le magasin et l’élevage, mais aussi les aller-retour au sein même de l’élevage. Il peut donc être intéressant de stocker dans la maternité du matériel destiné à celle-ci. Ainsi la désinfection et le temps de quarantaine de ces instruments et matériels seront efficaces pour limiter le risque d’introduction des germes dans la pièce.

La maternité représente le noyau de l’élevage. À cet égard, elle doit faire l’objet de précautions et de surveillances particulières, car elle héberge les chiens les plus fragiles de l’exploitation : les chiots et les mères. Ce lieu doit à la fois permettre une hygiène irréprochable, mais aussi permettre le calme, le confort et une sérénité pour les mères et les nouveau-nés. Progressivement, ce lieu doit apporter le développement nécessaire aux très jeunes chiots.

Cependant, pour réussir le développement psychologique des chiots, ces derniers doivent être exposés à des stimulations extérieures et il faudrait ainsi garder un élevage ouvert sur l’extérieur, afin que le chiot puisse découvrir le monde et s’habituer au monde façonné par les humains. L’adéquation entre le milieu de développement et le futur milieu de vie doit rester un objectif à atteindre pour tout éleveur vendant sa production. Evidemment, cela devient compliqué en cette période, il faut donc anticiper le matériel nécessaire à apporter cette ouverture dans la maternité : cd de bruits, radio, télévision, jeux éducatifs…

 

La conduite de la socialisation en temps normal

Dès la gestation, le fœtus interagit avec son environnement et l’éleveur peut d’ores et déjà agir sur les capacités de perception du futur chiot et donc initier la mise en place des filtres de perception. En effet, le fœtus n’est pas isolé de son environnement ; il possède in utero des compétences tactiles, gustatives et émotionnelles. Les chiots réagissent dès le 45ème jour à une palpation des cornes utérines de la chienne. L’intensité de ces réactions diminue avec le nombre des stimulations (phénomène d’habituation). Ceci joue probablement un rôle dans la mise en place des seuils de sensibilité tactile.

Une fois les chiots nés, les premiers jours sont très calmes, les chiots dorment 90 % du temps. Pendant ces jours, il est impératif de respecter le temps de sommeil et de réaliser des stimulations tactiles régulières (comme lors des pesées par exemple).

L’absence d’attachement et de maternage peut avoir de graves conséquences pour la vie future du chien. L’absence de maternage est à l’origine de troubles très déficitaires du chiot (dépression de détachement précoce). Il est alors possible d’envisager des imprégnations hétérospécifiques par un individu d’une autre espèce et tenus à l’écart de leur espèce jusqu’à environ quatre mois.

Plus les chiots grandissent, plus les troubles de la socialisation peuvent apparaître, engendrant de graves problèmes de communication et des conflits avec les congénères. Il est donc important de laisser les chiots avec leur mère jusqu’à 7 semaines. En cas d’impossibilité (chiots orphelins), il convient de les mettre en présence d’adultes normosocialisés. Pour fournir des chiots capables de vivre norma­lement en famille, dans une ville, …, il est indispen­sable que le milieu de développement leur per­mette d’être confrontés à de nombreux stimuli. Il est primordial pour les éleveurs de socialiser au maximum les chiots et de les habituer au maximum de stimuli différents, grâce à des tapis d’éveil, des disques de bruitage et un enrichissement du milieu de vie (jeux éducatifs, obstacles d’école des chiots…).

Jusqu’à 7 semaines, le chiot est attiré par ce qui est nouveau. À partir de 7 semaines, les expériences doivent être positives pour participer à cette socialisation. Après 14 semaines, l’aversion domine. La socialisation interspécifique est moins facile à réaliser et moins stable que la socialisation intraspécifique et nécessite des rappels. La généralisation aux caractères supra-individuels est plus difficile. La socialisation interspécifique est plus sensible aux expériences défavorables. Elle permet de prévenir les comportements de prédation. Il est donc important de mettre précocement le chiot en présence d’individus de types différents (hommes, femmes, enfants etc…), de le mettre en contact avec d’autres espèces et différents individus de ces espèces.

 

 

Alaskan malamute puppy eating food from bowl.  isolated on white background.

Développer les capacités adaptatives en période de confinement

 

Si pendant les 15 premiers jours de vie des chiots, la maternité doit être un havre de paix et de « zenitude », il est normalement fondamental que celle-ci s’ouvre au monde dès les 3 semaines des chiots et jusqu’au départ de l’élevage. En effet, cette période correspond au développement du système nerveux du chiot et conditionne en grande partie ses capacités futures d’adaptation au monde extérieur : mise en place du filtre sensoriel, apprentissage des codes de communication inter et intraspécifique, socialisation, …

Dès que le chiot a trois ou quatre semaines, il est possible de développer ses premières capacités sensorielles : tapis d’éveil, boîtes à odeurs, agrès de proprioception, … Puis après deux mois, les chiots doivent percevoir les bruits et les stimulations de leur vie future. Dans cette période de confinement, cela demande plus d’investissement de la part de l’éleveur. Il faudra en effet s’adapter, en utilisant la télévision, la radio ou les cd de bruits enregistrés pour les familiariser avec les stimuli de notre vie courante. Evidemment, les membres de la famille doivent être mis à contribution : mari, femme, enfant…

Quelques exemples d’enrichissement :

  1. Jeux interactifs type boule à croquettes
  2. Jeux avec un membre de la famille, tous les chiots ensemble
  3. Jeux avec un membre de la famille, un chiot après l’autre, dans une autre pièce
  4. Cacher une radio dans des peluches
  5. Jeux de lumières type « boite de nuit »
  6. Varier l’intensité du son de la télévision
  7. Allumer un moteur thermique (tondeuse, taille-haie, coupe bordure)
  8. Enregistrer des sons de voiture et klaxon et les mettre devant les chiots
  9. Ouvrir un parapluie devant les chiots

Le choix des bruits est multiple, les situations sont toutes différentes et intéressantes… il n’y a pas de mauvaises idées. Il faut simplement respecter des distances permettant aux chiots de s’habituer. Les situations doivent être contrôlables afin de ne pas traumatiser les chiots : il faut que les stimuli soient gérables, c’est-à-dire contrôlables en intensité et en durée. Si un chiot a peur, il faut immédiatement jouer le contre conditionnement. Le but est de les habituer aux bruits et non de les rendre phobiques ! Tout est donc dans la mesure et la patience, comme toujours.

Par le docteur vétérinaire Alexandre Balzer, CEAV de Médecine Interne et DU de Psychiatrie Vétérinaire

Comment occuper son chien pendant le confinement ?

Comment occuper son chien pendant le confinement ?

En cette période de confinement, le quotidien de nos animaux de compagnie est tout aussi chamboulé que le nôtre. Avec peu ou plus de promenades pour nos chiens et une présence humaine constante à la maison, c’est toutes les habitudes de vie qui sont modifiées, pour eux comme pour nous : alors comment réagissent nos chiens à cette situation et comment les occuper à la maison ?

 

Votre chien a des besoins physiques, mentaux et sociaux

L’exercice quotidien est nécessaire à la bonne santé physique et mentale de votre chien. Afin de pallier aux sorties moins nombreuses et plus courtes qu’à l’accoutumée ou à l’absence de sortie, il convient donc de proposer à votre compagnon d’autres activités pour lui permettre de se dépenser et lui occuper l’esprit tout en restant à votre domicile.

Bien que cela ne soit jamais suffisant pour votre chien en temps normal, avoir un jardin s’avère être une aubaine formidable pour lui en cette période de confinement. Partagez cet espace privilégié avec lui pour en faire une aire de jeux et de dépense physique. Mais n’oubliez pas que la plupart des chiens, laissés seuls dans ces espaces qu’ils ne connaissent que trop bien, s’y ennuient rapidement ; vous devrez donc sortir régulièrement avec votre animal dans votre jardin pour jouer avec lui et maintenir l’intérêt de cet espace à ses yeux.

Si vous n’avez pas d’extérieur, proposez-lui de se dépenser physiquement et mentalement en intérieur grâce à des exercices d’éducation présentés sous la forme de jeux. Ces exercices ont l’avantage d’être très stimulants pour la réflexion de votre chien et vous permettront de développer et de renforcer le lien avec votre compagnon. Le confinement est une bonne occasion pour renforcer certains comportements déjà acquis (assis, couché, …) ou pour apprendre de nouveaux tours à votre chien (pas bouger, slalom, …) !

Pour permettre à votre chien de reproduire des comportements de fouille naturellement exprimés en extérieur lors de vos promenades avec lui, vous pouvez lui proposer des exercices de recherche d’odeur sous la forme de jeux. Par exemple :

  • positionnez plusieurs gobelets retournés sur le sol, montrez à votre chien que vous cachez une friandise sous l’un deux, mélangez les gobelets puis laissez votre chien chercher la friandise grâce à son odorat ;
  • isolez votre chien dans une pièce, cachez son jouet favori, puis laissez le sortir de la pièce et retrouver son jouet ;
  • répartissez quelques friandises sur un tapis de fouille et laissez votre chien s’amuser à les retrouver grâce à son odorat.

Lorsque l’exercice est réussi, récompensez toujours votre chien en le félicitant, en le caressant, ou avec une friandise. Ces jeux (exercices de fouille ou d’éducation), très stimulants, demandent une grande concentration de la part de votre compagnon, il convient donc de ne pas les faire durer plus d’une dizaine de minutes, mais peuvent être recommencés plusieurs fois par jour.

Sachez également que le chien est une espèce sociale : votre animal a besoin d’interactions régulières avec d’autres individus de son espèce. Mais si votre compagnon est le seul chien de la maisonnée, il pourrait rechercher davantage d’interactions interspécifiques que d’habitude (avec vous, le reste de la famille ou éventuellement vos autres animaux de compagnie).

 

Les risques liés au confinement pour votre chien

Si pour certains chiens, qui ne supportent pas de rester seul, être en permanence en votre compagnie devient une vraie joie, tous n’apprécient malheureusement pas cette cohabitation continue. Les chiens craintifs et peureux, sur-sollicités durant la période actuelle, risquent d’entrer en situation de mal-être. Or, pour nous autres humains, « il est bien plus facile de détecter les signaux de joie d’un chien que les signaux de peur et de stress. » souligne le Professeur Caroline Gilbert, vétérinaire, spécialiste du comportement à l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort (EnvA). Certains signaux de mal-être doivent néanmoins vous alerter, comme par exemple :

  • une queue continuellement basse ;
  • un isolement excessif ;
  • des pleurs / des destructions ;
  • des stéréotypies (comportements répétés, sans raison apparente).

Afin d’éviter que certains chiens ne vivent mal cette cohabitation continue, on veillera à laisser à chaque chien un lieu de couchage dans un endroit calme et isolé, en accès libre. Instaurez par ailleurs plusieurs temps de repos pour votre chien dans la journée ce qui évitera ainsi les sur-sollicitations de votre compagnon notamment de la part des enfants (qu’on ne laissera jamais seuls avec).

Soyez également prudent concernant les risques de surpoids liés à une prise alimentaire excessive de votre chien durant cette période : gare aux friandises trop fréquentes pour récompenser ou occuper votre compagnon à quatre patte !

Enfin, soulignons qu’il ne faudra pas négliger la période de sortie de confinement : probablement plus que pour nous, le retour à un rythme de vie normal sera un vrai challenge pour nos chiens. Il conviendra donc de préparer petit à petit nos animaux à ce nouveau changement de rythme, en les réhabituant très progressivement à rester seuls durant plusieurs heures de la journée.

 

En vidéo

Le Professeur Caroline Gilbert, vétérinaire, spécialiste du comportement à l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort (EnvA) vous explique comment votre chien vit la sur-présence humaine dans son environnement quotidien et vous donne des pistes pour « occuper » votre chien :

https://www.youtube.com/watch?v=s37ZRSXhCLk

Par le docteur Ambre Jaraud-Courtin – Service Santé et Ressources génétiques de la SCC

Covid19 : comment continuer son activité dans le respect des mesures sanitaires

Covid19 : comment continuer son activité dans le respect des mesures sanitaires

La période actuelle est particulière pour les éleveurs canins car la pandémie de coronavirus oblige un confinement le plus strict possible pour ralentir la propagation du virus entre les êtres humains. Cependant, les animaux ne doivent pas pâtir de cette situation et les éleveurs professionnels doivent pouvoir continuer leur travail. Quelques conseils pour continuer votre activité tout en respectant à la fois les mesures barrière et en assurant le bien-être de vos animaux.

Attention, seuls les éleveurs professionnels déclarés auprès de la Chambre d’agriculture sont autorisés à continuer leur activité professionnelle.

 

En préambule, il faut bien sûr écarter de l’élevage dans la mesure du possible toute personne présentant des symptômes ou testée positive au coronavirus. Si c’est un salarié, il est alors en arrêt maladie. Si vous êtes vous-même malade, il est recommandé de chercher une personne non malade pour s’occuper de l’élevage pendant votre quarantaine. Vous pouvez vous tourner vers la Chambre d’agriculture de votre département pour une aide locale éventuelle.

Pas de visites à l’élevage

Que ce soit une visite de futurs acquéreurs pour choisir un chiot ou bien une visite de vos commerciaux habituels, il ne faut pas recevoir de visites à l’élevage.

Pour les futurs acquéreurs, c’est l’occasion d’essayer les outils de communication qui peuvent vous permettre d’envoyer photos et vidéos des chiots pour faciliter le choix, vous pouvez notamment renseigner la fiche de votre portée sur le portail de la Centrale Canine en passant par votre site Eleveur.

Pour les commerciaux divers que vous avez l’habitude de recevoir à l’élevage, ils seraient évidemment un vecteur de contamination en continuant leurs tournées des élevages. La plupart restent disponibles en télétravail et vous pouvez là aussi faire des rendez-vous à distance si besoin.

Votre vétérinaire

Votre vétérinaire continue d’assurer le service d’urgence et la continuité des traitements en cours. Cependant, il est recommandé de reporter toute consultation ne présentant pas d’urgence. Dans tous les cas, appelez votre vétérinaire avant de vous rendre à son cabinet, il pourra vous conseiller et vous informer des règles mises en place dans son cabinet.

N’hésitez pas à le contacter pour toute question concernant la santé de vos chiens, il vous répondra toujours et vous donnera la marche à suivre.

Saillie chez un autre éleveur

Il est recommandé de ne pas vous rendre chez un autre éleveur pour effectuer une saillie. Si toutefois vous deviez faire ce déplacement (cette nécessité étant sujette à interprétation des forces de l’ordre qui vous contrôleraient – il faudra justifier l’urgence du déplacement), il faut là encore vous munir de tous les justificatifs nécessaires. De plus, il faudra avoir désinfecté la cage de transport avant, prévoir du matériel de protection (blouse, surchaussures, gel hydroalcoolique, masque), ainsi qu’un sac poubelle pour les jeter. En arrivant chez l’autre éleveur, vous équiper avant de le rencontrer, bien respecter la distance de sécurité d’1 m entre les personnes (et bien entendu limiter au strict minimum le nombre de personnes présentes). Une fois la saillie terminée, repartir directement, en enlevant les protections avant de rentrer dans votre voiture et en les jetant directement dans le sac poubelle prévu à cet effet et en vous désinfectant les mains. De retour à l’élevage, mettre votre chien dans la zone de quarantaine et le laver avec des produits adaptés afin de vous assurer qu’il ne soit pas vecteur du virus.

NB : les frontières sont fermées.

 

Rottweiler dog puppies lying down on a white background

Les démarches d’inscription au LOF

Toutes les démarches (déclaration de saillie, déclaration de naissance, déclaration d’inscription) sont disponibles en ligne à partir de votre espace Eleveur LOF Connect. Aucun envoi de documents papier ne sera effectué durant le confinement mais les chiots seront bien inscrits au LOF, suite à votre demande d’inscription en ligne, vous recevrez un document officiel, certificat de naissance provisoire, pour chaque chiot. Ce document est à remettre aux futurs acheteurs.

 

Organiser la vente

Votre activité professionnelle peut continuer malgré le confinement, et vous êtes autorisé à vendre vos chiots.

Pour éviter toute contamination, il est recommandé de faire signer les documents (contrat de vente) en passant par une version électronique. Vous pouvez aussi envoyer de manière électronique les documents d’information nécessaire à la vente.

Vous ne pouvez vendre un chiot que s’il est identifié, vacciné et avec un certificat de bonne santé délivré par votre vétérinaire. Comme indiqué plus haut, voyez directement avec votre vétérinaire s’il peut réaliser ces actes. Là encore, envoyez une copie des justificatifs par voie électronique, sachant que l’original doit être donné avec le chiot.

Pour la livraison en elle-même, il faut là encore prendre toutes les précautions sanitaires. On peut conseiller de ne faire qu’une livraison à la fois afin d’éviter d’être vecteur de contamination entre deux clients. De plus, il faut s’assurer que la famille est prête à recevoir le chiot dans de bonnes conditions, qu’ils ont le matériel adéquat en leur possession et qu’aucun membre de la famille n’est malade ou suspect de contamination afin que l’arrivée du chiot se fasse dans des conditions aussi bonnes que possible. Il faut aussi que la famille d’accueil du chiot ait pris contact avec son vétérinaire traitant pour l’informer de l’arrivée du chiot.

Il faudra avoir désinfecté la cage de transport avant, prévoir du matériel de protection (blouse, surchaussures, gel hydroalcoolique, masque), ainsi qu’un sac poubelle pour les jeter. En arrivant chez le client, vous équiper avant de sortir, bien respecter la distance de sécurité d’1 m entre les personnes (et bien entendu limiter au strict minimum le nombre de personnes présentes). Vous pouvez déposer le chiot avec le minimum d’éléments nécessaires (documents obligatoires) devant la porte de la maison ou de l’immeuble des futurs propriétaires. Vous pouvez en profiter pour leur donner des conseils rapides (tout en respectant toujours les mesures de distance), mais il est conseillé de leur avoir tout envoyé préalablement par voie électronique. Une fois la livraison terminée, repartir directement, en enlevant les protections avant de rentrer dans votre voiture et en les jetant directement dans le sac poubelle prévu à cet effet et en vous désinfectant les mains.

Quels conseils donner aux acquéreurs ?

En cette période particulière, il faudra accompagner les acquéreurs de vos chiots, sûrement plus que vous ne le faites déjà d’habitude. Il faudra leur conseiller de laver le chiot à son arrivée avec des produits adaptés en leur précisant de toujours utiliser des produits développés spécifiquement pour les animaux.

Vous trouverez dans le prochain article des conseils que vous pouvez aussi adapter et leur donner pour sociabiliser son chiot à la maison.

Tous ces conseils et recommandations sont d’actualité au 07 avril 2020 et sont susceptibles d’évoluer en fonction de l’évolution de la situation. Ils prennent notamment en compte les éléments diffusés dans la circulaire « Règles de travail dans l’élevage » publiée jeudi 2 avril : Télécharger le PDF

Les différents services de la Centrale Canine restent mobilisés pour répondre à vos questions :

Merci de nous contacter par e-mail – CLIQUER ICI POUR LES CONTACTS

Par Fleur-Marie Missant – Service Santé et Ressources génétiques de la SCC

Rappel – Faire ses déclarations au LOF et à I-CAD en ligne

Rappel – Faire ses déclarations au LOF et à I-CAD en ligne

En cette période de confinement, de nombreuses démarches sont toujours disponibles en ligne.

En effet, les services I-CAD sont mobilisés pour traiter les demandes en ligne (espace DETENTEUR sur leur site) et les déclarations d’animaux trouvés ou perdus. Ils sont joignables exclusivement par mail contact@i-cad.fr.

Côté déclarations au LOF, vous pouvez toujours les faire sur votre espace Eleveur LOF Connect :

L’adresse du site : https://www.espaces.centrale-canine.fr/LofConnect/

Il est aussi possible de retrouver l’accès via le portail de la Centrale Canine, Menu « Nos Espaces » (barre de menu supérieure).

Toutes les fonctionnalités de l’Espace Eleveur sont maintenues. Que vous souhaitiez faire une déclaration pour votre élevage (saillie, naissance, inscription au LOF), mettre à jour les données vous concernant ou la liste de vos reproducteurs, vous pouvez le faire sur LOF CONNECT.

 

  1. En arrivant sur la page d’accueil de LOF CONNECT, la première étape est de vous CONNECTER
  2. Dans le Bloc CONNECTEZ-VOUS, sélectionnez votre profil (éleveur dans le cas qui vous concerne), dans LOGIN saisissez votre N° de producteur (six chiffres) et dans Mot de Passe celui avec 4 chiffres et 4 Lettres qui vous a été fourni par les services LOF.
  3. Cliquez sur le bouton rouge CONNECTEZ-VOUS
  4. Quand vous êtes connecté, vos Nom et Prénom sont visibles en haut à droite de la page

Si vous souhaitez déclarer votre première portée en ligne, cliquez sur « Je n’ai pas encore de Numéro d’éleveur et je voudrais déclarer ma 1ère portée en ligne » sur la page d’accueil.

Si vous avez perdu vos identifiants, contactez le service LOF : lof.eleveur@centrale-canine.fr

 

LOF CONNECT NAVIGATION

Lorsque vous êtes connecté, vous arrivez dans votre espace LOF CONNECT avec vos nom et prénom mentionnés en haut à droite. La mention ESPACE ELEVEUR s’est substituée à LOF CONNECT sur la photo. Avant de naviguer dans le site, vous avez la possibilité de connaitre les informations vous concernant en cliquant sur le bouton MON COMPTE en haut à droite :

Un menu comprenant quatre onglets apparaît :

  1. MES COMMANDES : Récapitulatifs de toutes les commandes effectuées en ligne classées de la plus récente à la plus ancienne
  2. INFORMATIONS PERSONNELLES : Vous pouvez les mettre à jour et les transmettre directement
  3. MES FACTURES : Vos factures en attente de règlement
  4. MES CHIENS : Si dans la liste, il manque des chiens, vous pouvez envoyer le nom complet + l’identifiant (puce ou tatouage) de chaque chien ainsi que votre numéro éleveur à leroux@centrale-canine.frqui se chargera de mettre votre cheptel à jour

Menu de NAVIGATION

Le menu de NAVIGATION comporte quatre onglets :

  1. L’onglet ACCUEILqui vous fait revenir sur la page d’accueil de votre Espace LOF CONNECT
  2. La page ELEVAGEoù vous aller faire vos déclarations mais également retrouver celles en
    attente (d’inscription au LOF…)
  3. L’onglet SANTEoù vous pourrez commander des Tests Génétiques, une Saisie d’Empreinte ADN, faire une demande d’identification de portée, etc.
  4. L’onglet MON PANIERrépertorie toutes vos commandes en ligne

 

Menu ELEVAGE

ELEVAGE

Pour gérer vos déclarations d’éleveur, CLIQUEZ sur l’onglet ELEVAGE. Voici, ci-dessous, le MENU qui apparait avec quatre onglets :

  1. Déclaration de saillie: cliquez lorsque vous souhaitez ouvrir un dossier en déclarant une saillie
  2. Dossiers en cours: Vous retrouverez la liste des dossiers en cours (en attente de déclaration de naissance, en attente d’inscription au LOF, etc.), tous vos dossiers qui ne sont pas terminés
  3. Anciens dossiers: Archives de vos toutes vos déclarations
  4. Offre ROYAL CANIN: Si vous êtes éleveur conventionné ROYAL CANIN, le système de point vous permet de régler vos commandes sur LOF CONNECT, tout ou partie

Suite à vos demandes d’inscription au LOF, vous recevrez un document provisoire d’inscription au LOF pour chacun de vos chiots. Les documents papier seront envoyés ultérieurement.

Vous rencontrez un problème ? Cliquez sur le bouton Nous Contacter en haut à droite en précisant l’objet de votre demande.

 

MESURE SPECIAL COVID-19 : l’ensemble des manifestations y compris les séances de confirmation ayant été annulées, il est possible de déclarer une saillie et un naissance avec des reproducteurs non encore confirmés. ATTENTION : la demande d’inscription et l’édition des documents généalogiques sont bloqués jusqu’à régularisation du dossier, c’est-à-dire jusqu’à l’enregistrement de la confirmation du reproducteur.

Pour plus d’informations sur LOF Connect, retrouvez notre guide en ligne en cliquant ici

Covid19 : un risque pour nos compagnons ?

Covid19 : un risque pour nos compagnons ?

Alors que la pandémie mondiale se poursuit, avec les répercussions dramatiques actuelles, de nombreux propriétaires d’animaux se posent la question de la protection de leur compagnon et du risque éventuel de leur contamination. Il est donc important de comprendre ce qu’est réellement ce virus afin d’avoir les réactions adaptées et de ne pas céder à une vaine panique.

 

Qu’est-ce que « le coronavirus » ?

En réalité, il ne faudrait pas parler «du» coronavirus, mais «des» coronavirus, dont certains sont connus depuis très longtemps (chez l’animal comme chez l’homme). Il existe ainsi de nombreux coronavirus, rassemblés dans une famille appelée Coronaviridae. Ce sont des virus à ARN simple brin, enveloppés. Les particules, quasi-sphériques, sont généralement décorées de projections de surface, en forme de massue ou de pétale, qui créent une image sous microscope électronique, rappelant une  couronne. Cette propriété est à l’origine du nom des virus de cette famille, les « coronavirus ». Ils sont transmis par voie fécale-orale ou par aérosols de sécrétions respiratoires. Ils sont présents dans le monde entier et infectent une large diversité de mammifères et d’oiseaux.

Les coronavirus « classiques » de l’animal n’ont aucune relation avec le SARS-coronavirus-2, responsable du Covid19 humain. Ces coronavirus identifiés chez nos animaux domestiques, n’ont aucun rôle zoonotique, c’est-à-dire que la contamination à l’homme est impossible. Ils ne présentent aucun danger pour l’homme.

Par exemple :

  • Le corona virus félin est un coronavirus entérique, responsable de de la péritonite infectieuse féline (PIF) chez le chat
  • Le coronavirus canin est aussi un coronavirus entérique, responsable d’une diarrhée parfois grave chez le chiot
  • Le coronavirus bovin, responsable d’une diarrhée importante chez le jeune veau

Aucun de ces virus humains ne présente de parenté avec le SARS-CoV2.

Les origines du Covid19

La pandémie de maladie « Covid19 » est une pandémie d’une maladie infectieuse émergente, et provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2, qui débute en 17 novembre 2019 dans la ville de Wuhan, en Chine centrale, puis se propage dans le monde entier.

Au début des années 2000, des coronavirus transmissibles aux humains ou sources de maladies émergentes zoonotiques ont été trouvés chez divers mammifères sauvages notamment vendus sur les marchés chinois : civettes des palmiers, chiens viverrins et pangolins.

Le rôle du marché de Huanan à Wuhan (Chine) reste incertain car l’analyse épidémiologique des premiers cas recensés montre qu’ils ne semblent pas avoir fréquenté ce marché. Les chauves-souris et les pangolins présents sur ce marché semblent les principales pistes de l’origine de ce virus.

 

Covid19 et carnivores domestiques

A la fin mars 2020, deux chiens et un chat sont diagnostiqués contaminés par le SARS-coronavirus 2, l’agent du Covid19 humain. Ces deux chiens (de Hong Kong) et ce chat (de Belgique) ont été contaminés par leur propriétaire malade.

  • Le premier chien, un spitz nain de 17 ans, a été a été diagnostiqué faiblement positif à cinq reprises à partir de prélèvements oraux et nasaux. Les résultats plaident pour l’infection du chien par sa propriétaire.
  • Le deuxième chien, un berger allemand âgé de 2 ans, a été confirmé infecté par le virus, mais n’a pas montré de signes cliniques de la maladie.
  • Le chat vivait en Belgique chez sa propriétaire confinée en isolement après un diagnostic positif. Ce chat a montré des signes cliniques (anorexie, diarrhée, vomissements, toux et respiration superficielle) et s’est révélé positif pour le virus SARS-CoV2 à partir d’échantillons successifs. Neuf jours après le début des signes cliniques, le chat montrait un état général en amélioration.

La contamination des carnivores domestiques est donc possible, mais reste un évènement rare. A ce jour, si la contamination d’un chien ou d’un chat est possible, il ne semble pas y avoir de transmission possible à d’autres animaux ou à l’homme. Ils sont ainsi considérés comme des culs-de-sac épidémiologiques.

Les gestes barrières avec ses animaux :

Nettoyage des mains des maîtres

  • Nettoyer ses mains au savon, pendant au moins 30 secondes, régulièrement
  • Après séchage des mains, appliquer d’une solution hydro-alcoolique

Nettoyage des coussinets chiens et chats qui sortent

  • Nettoyer les coussinets au savon doux et rinçage. Ne pas utiliser de produits biocides, trop agressifs pour la peau des animaux. Utiliser de préférence des produits pour animaux.

Si vous êtes contaminé au coronavirus Covid19 :

  • Éviter les contacts étroits avec son animal, surtout au niveau de la face
  • Désigner une personne proche, non contaminée, pour nourrir et soigner l’animal
  • Garder le collier et la laisse à l’entrée de la maison, sans contact avec le patient positif
  • Poursuivre les promenades du chien, en ramassant ses matières fécales
  • Nettoyer les coussinets plantaires avant et après la promenade
  • Maintenir une distance avec les autres chiens au cours de la promenade

Plus d’information : http://www.afsca.be/comitescientifique/avis/2020/

L’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort a également communiqué sur le Covid 19 dans une vidéo de Sophie Le Poder, professeure de virologie à l’ENVA : https://www.youtube.com/watch?v=Tk3J6dnqgqA

N’abandonnez pas vos compagnons !!

Sur les réseaux sociaux, il semblerait qu’une épidémie d’abandon irait de pair avec l’épidémie Covid19. Il est absolument inutile de se séparer de son animal. Le risque de contamination de celui-ci est extrêmement faible et le risque de propagation ou de dissémination du virus par l’intermédiaire de son chien ou de son chat est considéré à l’heure actuelle comme quasi nul. Quelques gestes barrières suffisent, dans un principe de précaution en vigueur actuellement!

 

 

Par le docteur vétérinaire Alexandre Balzer, CEAV de Médecine Interne et DU de Psychiatrie Vétérinaire