Comment livrer un chiot pendant le confinement

En période de confinement, tous les éleveurs sont devant un cruel dilemme : les acquéreurs qui sont dans leur grande majorité des « particuliers » ne sont pas autorisés à venir chercher le chiot qu’ils ont réservé dans un élevage. Heureusement, des solutions existent car, pour la première fois de leur histoire, les éleveurs français sont tous sur un pied d’égalité sur ce point : aucun éleveur ne peut recevoir un acheteur à son domicile. Cela signifie que les visites à l’élevage se font rares pendant le confinement… et que la livraison s’impose, quand l’acquéreur n’est pas prêt à attendre….

Nous n’allons pas enfoncer des « portes ouvertes » mais en faisant appel à un professionnel du transport, ayant l’agrément (TAV) pour transporter des animaux vivants, le coût de la prestation sera bien entendu fortement lié à la distance parcourue, de l’élevage au domicile de l’acquéreur mais également s’il s’agit d’une livraison seule ou groupée. Cette dernière solution semble avoir la faveur des éleveurs.

Certains éleveurs ne veulent absolument pas entendre parler d’une tierce personne pour livrer leurs chiots : soit ils restent à l’élevage jusqu’à la fin du confinement, soit leur statut permet qu’ils fassent eux-mêmes les livraisons et des éleveurs tiennent particulièrement à garder ce lien avec leur client quand cela est possible. Mais dans de nombreux cas, l’éleveur ne peut pas livrer lui-même !

En général, les prestataires ont des tarifs « fixes » pour un déplacement intra-départemental ou dans la région mais au niveau national, le prix de la livraison se fait sur devis, en fonction du kilométrage et du nombre de chiots. Si le tarif au kilomètre proposé par le prestataire est la norme, tout dépend de la volumétrie.

Le confinement a également suscité de nouvelles vocations pour des personnes habilitées à transporter des chiens mais qui ne le font habituellement pas dans le cadre des livraisons de chiots.

 

Avant de prendre la décision

Entre six portées de chiots labradors et une portée de chihuahua en attente, avec des chiots en âge de partir chez leurs futurs propriétaires, les orientations ne seront pas les mêmes de la part de l’éleveur.

Les éleveurs interrogés reconnaissent, qu’avec cette période de confinement, ils souhaitent vivement que le chiot arrive rapidement chez son nouveau maître pour tisser des liens très forts dès le départ mais qu’il faudra gérer lors du déconfinement.

Quand un éleveur a plusieurs chiots « prêts à partir », qu’ils ont été identifiés, vaccinés, puis inscrits au LOF, les acheteurs, dans leur très grande majorité, n’ont qu’un souhait : l’avoir à la maison « rapidement ».

Si les chiots ne sont pas encore identifiés et vaccinés et n’ont pas de certificat de bonne santé, il faudra bien sûr vous renseigner auprès de votre vétérinaire en amont pour savoir dans quelles conditions il peut vous proposer de réaliser ces actes.

1er Point : Prévenir les clients qu’une livraison est possible

2ème Point : Trouver le bon prestataire et lui faire faire un devis détaillé, ce n’est pas une mince affaire. Evoquer d’emblée le tarif forfaitaire (à quelques exceptions près lorsque l’acquéreur réside dans le même département ou un département limitrophe de celui de l’éleveur, certaines formules permettent de livrer le chiot seul – sans la présence de ses frères et sœurs lors d’une tournée groupée)

3ème Point Pour éviter les désistements, il faut rassurer le client et suivre le chiot pendant la livraison et après la livraison. Nos interlocuteurs n’ont pas été confrontés à ce genre de problème mais il existe.

4ème Point Il faut s’organiser. La livraison, à l’instar de ce que l’éleveur à fait pour faire vacciner, et identifier ses chiots, doit lutter contre ses habitudes « reflexes » car en cette période de confinement, beaucoup de choses ont changé.

5ème Point Organiser la tournée des livraisons en relation étroite avec le prestataire : Inutile de faire faire des kilomètres superflus à ce dernier, il faut impérativement – comme un technico-commercial – optimiser la tournée pour que la somme forfaitaire divisée par le nombre de chiots livrés soit suffisamment basse pour ne pas dissuader l’acquéreur

6ème Point : Pour des questions sanitaires, il est fortement déconseillé que des chiots provenant de différents élevages se retrouvent dans le même véhicule : un éleveur = un véhicule de livraison

7ème Point : Lorsque le prestataire fait une tournée relativement longue, plus d’un jour, certains éleveurs exigent que le prestataire dorme dans le camion proche des chiots !

8ème Point : Après avoir préparé la pochette de chaque chiot avec tous les documents ad hoc (Passeport, Contrat, etc.), cette dernière sera proprement scotchée sur la cage de transport avec le prénom du chiot bien visible afin d’éviter tout problème au moment de la livraison.

9ème Point Il est bien entendu INUTILE de faire transiter des chiots qui n’ont pas été vaccinés : c’est interdit et de surcroit, dangereux sur le plan sanitaire

 

 

 

Les principales solutions de transport

Le TAXI ANIMALIER

Une ressource raisonnable lorsqu’il s’agit de livrer dans le département voir dans un département voisin. Une « course » est tarifée forfaitairement soit sur une base kilométrique (De 1 Euro à 1,50 Euro du kilomètre).

Depuis le début du confinement, ils sont fortement sollicités par des éleveurs et même des acquéreurs qui leurs demandent d’allez chercher leur chiot dans l’élevage.

Les plus anciens en activité, ont débuté dans les années 80, très souvent comme « ambulance animalière » mais également pour permettre à un chien d’aller chez son toiletteur, chez son vétérinaire ou tout simplement, pour être dépose dans une pension un week-end.

Les PRESENTATEURS OU HANDLERS

Dans le contexte actuel avec l’arrêt total des manifestations canines jusqu’à mi-juillet, les handlers se lancent dans ce service qui fait partie de leur métier, transporter dans de bonnes conditions des chiens d’un point A à un point B voire C quand ils font plusieurs expositions sur trois jours.

Pour livrer un chiot, il n’y a normalement qu’un aller et pas de retour, contrairement à leurs habitudes.

Les éleveurs qui ont recours à leurs services, imposent une chose : une livraison exclusive de la portée, une préparation en amont pour que le jour du départ tout soit prêt et que les livraisons se déroulent dans de bonnes conditions avec le retour de chaque client dès la réception du chiot.

Idem que pour les taxis animaliers, le forfait sur une base kilométrique ou sur devis en fonction de la distance et du nombre de chiots à livrer.

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Les Sociétés de TRANSIT

Ce sont des sociétés qui font le national mais également l’international (transport aérien) et qui prennent en charge de bout en bout le ou les chiots qui leurs sont confiés.

Le coût peut varier du simple au quadruple par rapport aux deux premiers modes de livraison cités avant. J’ai senti une réticence chez mes interlocuteurs arguant le fait que les conditions de transport ne sont pas optimales. Et nous savons tous, qu’un chiot qui « rate » son premier voyage en voiture, en porte les stigmates pendant longtemps. Un marché de « niche » pour ces transporteurs qui profitent bien entendu de cette période historique de deux mois de confinement, pour répondre présent.

Les sociétés de TRANSPORT EXPRESS

France EXPRESS, entre-autres, a développé une unité spécifique qui reste raisonnable pour les courtes distances

Il y a même un acteur qui s’est spécialisé dans le transport de chien et de chat. (TRANS CANIN), courte, moyenne et longue distance

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