Caudectomie : Où en sommes-nous ?

Caudectomie : Où en sommes-nous ?

Par respect de la dernière version de leurs standards respectifs (FCI) pour les races suivantes, boxer, dobermann, pinscher nain, pinscher moyen, schnauzer nain, schnauzer et le schnauzer géant, le comité de la SCC rappelle les décisions prises récemment :

« Pour ces 7 races, tout sujet né après le 1er janvier 2020, ayant le fouet écourté ou court, sera interdit d’exposition et ne pourra être présenté à l’examen de confirmation. Le principe général est le suivant : dès lors qu’un standard ne prévoit plus que la queue soit écourtée, explique qu’il ne soit plus possible d’exposer ou de confirmer un chien d’une de ces races. »

Deux autres races sont concernées depuis 2019 par cette interdiction « à la demande de leurs clubs de race respectifs » :

Le rottweiler pour tout sujet né à compter du 1er mai 2019

Le cane corso pour tout sujet né à compter du 1er juillet 2019

Il est bien entendu que cette double interdiction, exposition ET examen de confirmation, concerne les chiens nés en France, les chiens importés et les chiens en co-propriété avec un éleveur demeurant dans un pays où cette pratique, écourter le fouet (caudectomie), est autorisée et habituelle.

 

Pour mémoire

L’écourtage du fouet chez le chien est une pratique ancestrale qui touche principalement les chiens de chasse et les chiens de protection. Plusieurs dizaines de races canines sont donc concernées, en particulier, dans les Groupes II et VII.
En 1987, la France signe la CONVENTION EUROPEENNE POUR LA PROTECTION DES ANIMAUX DE COMPAGNIE, présentée à Strasbourg le 13 novembre 1987 et signée par la France le 18 décembre 1996. Un Décret N°2004-416 sera publié au JORF le 18 mai 2004.

Cette convention stipule à l’Article 10 – Interventions Chirurgicales – précise :
1. Les interventions chirurgicales destinées à modifier l’apparence d’un animal de compagnie ou à d’autres fins non curatives doivent être interdites et en particulier :

a) La coupe de la queue ;

b) La coupe des oreilles ;

c) La section des cordes vocales ;

d) L’ablation des griffes et des dents.

2. Des exceptions à cette interdiction ne doivent être autorisées que :

a) Si un vétérinaire considère une intervention non curative nécessaire soit pour des raisons de médecine vétérinaire, soit dans l’intérêt d’un animal particulier ;

b) Pour empêcher la reproduction.

3. a) Les interventions au cours desquelles l’animal subira ou risquera de subir des douleurs considérables ne doivent être effectuées que sous anesthésie et par un vétérinaire, ou sous son contrôle.

NB : l’alinéa a) La coupe de la queue ne sera pas ratifiée par la France. A ce sujet une Réserve est mentionnée dans le texte publié au JORF le 18 mai 2004 : « En application du paragraphe 1 de l’article 21 de la Convention, le Gouvernement de la République française déclare ne pas être lié par l’alinéa a du paragraphe 1 de l’article 10. ».

 

Cela signifie bien que l’écourtage du fouet demeure autorisé dans notre pays MAIS interdit pour certaines races en respect du texte du standard du pays d’origine.

La compatibilité par filiation

La compatibilité par filiation

Comment la compatibilité de filiation d’un chien avec ses parents est-elle testée génétiquement ?

Pour s’assurer qu’un chien est bien issu de deux géniteurs, il existe une méthode de test génétique que l’on appelle la compatibilité de filiation. Cette méthode a été validée par l’International Society of Animal Genetics (ISAG) en août 2006 pour les chiens.

 

1)      La réalisation de l’empreinte génétique

La première étape consiste à réaliser l’empreinte génétique du chien, ainsi que de ses deux parents présumés.

Pour cela, un prélèvement buccal suffit, il est fait par un vétérinaire (pour authentifier le prélèvement avec le numéro d’identification du chien) à l’aide d’une brossette fournie par le laboratoire. Ce prélèvement contient des cellules buccales du chien, et permet d’extraire l’ADN.

Le prélèvement est envoyé au laboratoire, le laboratoire extrait l’ADN des cellules buccales, et réalise l’empreinte génétique du chien. On appelle « empreinte génétique du chien » le résultat du chien pour un ensemble de 22 marqueurs génétiques STR définis par l’ISAG. Pour chaque marqueur, le chien a 2 allèles : un provenant de sa mère et le deuxième provenant de son père. Les 2 allèles sont exprimés en chiffres.

L’empreinte se présente comme ceci :

 

L’empreinte d’un chien est unique (sauf avec un vrai jumeau).

 

2)      La vérification de compatibilité de filiation

À partir des empreintes génétiques du chien et de ses parents présumés, on vérifie la compatibilité de filiation.

Pour chaque marqueur, le chien doit avoir un allèle provenant de sa mère et un allèle provenant de son père. Le même allèle ne peut pas provenir à la fois de sa mère et de son père. Lorsque les allèles du chien pour un marqueur ne peuvent être attribués à sa mère et à son père, on parle d’une incompatibilité sur un marqueur. Selon la règle de l’ISAG, un marqueur incompatible ne suffit pas à exclure la compatibilité de filiation, mais à partir de 2 marqueurs incompatibles (inclus), le chien est incompatible avec les parents présumés.

Une compatibilité de filiation monoparentale peut être établie en l’absence de l’empreinte d’un des 2 parents. Elle est cependant moins fiable que la compatibilité de filiation biparentale présentée ci-dessus.

 

3)      Enregistrement et affichage des compatibilités de filiation sur les documents officiels

Les empreintes génétiques peuvent être enregistrées dans la base de données de la SCC, vous trouverez la procédure ici : https://www.centrale-canine.fr/articles/tests-adn-identification-et-filiation

Le statut d’un sujet est affiché sur son pedigree ou sa fiche LOF Select par les sigles suivants :

·         DNA = empreinte génétique réalisée (attention, le détail de l’empreinte n’est pas toujours dans la base de données de la SCC)

·         DNA Comp = empreinte génétique réalisée et compatibilité de filiation établie avec les 2 parents

·         DNAComp-M ou DNAComp-P = empreinte génétique réalisée et compatibilité de filiation monoparentale établie avec la mère ou avec le père

4)      Les indemnes par filiation

Depuis 2017 les résultats de santé « indemnes par filiation », aussi appelés résultats par hérédité sont affichés sur les pedigrees.

Lorsqu’un chien est compatible génétiquement avec ses parents (DNAComp), et que des résultats « Indemne » de tests génétiques sont enregistrés pour la même maladie chez les deux parents, le chien est « Indemne » génétiquement pour cette maladie.

Ce résultat est automatiquement intégré dans la base de la SCC lorsque les conditions sont remplies et apparaît sur les documents généalogiques sous la forme [CodeResultat]*.

Par ex : l’abréviation CAT-1.1* signifie que le résultat INDEMNE CATARACTE GENETIQUE a été hérité par filiation = le chien est compatible avec ses parents + les parents ont tous les 2 un résultat CAT-1.1.

Ainsi, l’éleveur n’a pas à faire passer ce test génétique à la portée dont il a vérifié la compatibilité de filiation et peut assurer aux futurs propriétaires le statut indemne des chiots. 

 

 

Ce résultat Indemne par filiation est transmissible sur 3 générations, toujours tant que la compatibilité de filiation est enregistrée dans notre base de données.

Tests Génomiques : modification importante !

Tests Génomiques : modification importante !

Le Service ADN de la Centrale Canine tient à vous informer d’une modification importante concernant deux tests qui faisaient partie du Pack Génomique.

Les tests des Locus D (Dilution) et M (Merle) ne sont plus disponibles dans les packs génomiques. Cette mesure est provisoire.
Elle permet à notre laboratoire partenaire d’améliorer, à notre demande, la performance des deux tests pour en garantir la fiabilité pour l’ensemble des races concernées par ces Locus.
Nous vous informerons de la réintégration dans les packs génomiques.

Les tests A65 Locus D et A70 Locus M restent disponibles à la commande à l’unité dans le catalogue ADN.

Merci pour votre compréhension.