Un Certificat de naissance 5G au 1er janvier 2020

Un Certificat de naissance 5G au 1er janvier 2020

Après des décennies de bons et loyaux services, le certificat de naissance évolue de fond en comble. A compter du 1er janvier prochain, il passe de 3 à 5 générations, et comportera de nombreuses informations sur les performances, la santé, les titres des ascendants de chaque chiot inscrit au LOF. 

La Société Centrale Canine prend, une fois de plus, une longueur d’avance sur nombre de ses homologues étrangers, en étant la seule à ce jour à proposer un tel document généalogique. Cette innovation majeure depuis la création de notre fédération, illustre une volonté constante d’anticipation et de réponse aux besoins des éleveurs. 

Rappels à propos de la consanguinité et de l’élevage avec des sujets merles

Rappels à propos de la consanguinité et de l’élevage avec des sujets merles

En 2018, le comité de la Société Centrale Canine a pris, sur proposition de la Commission Élevage, deux décisions restreignant les accouplements de sujets porteurs de l’allèle « merle », d’une part, et les accouplements à consanguinité rapprochée, d’autre part. Source G LEROY

Pour rappel, il est interdit de produire une portée de deux individus porteurs de l’allèle de couleur « merle », et ce quelle que soit la race. Aucune déclaration de saillie ne sera acceptée si un tel cas se présente.



De même, il n’est plus possible de réaliser des accouplements père-fille, mère-fils et frère-sœur, SAUF DEROGATION EXCEPTIONNELLE accordée par le club de race. Ce qui implique que la déclaration de saillie ne sera possible qu’accompagnée de la dérogation accordée par le club.


Ces deux décisions interviennent dans un contexte de prise en compte croissante de la santé et du bien-être animal, tant à l’échelle du monde de l’élevage qu’au niveau juridique. Ainsi, la Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie, ratifiée par la France en 2003, précise par exemple que « les éleveurs sont tenus de prendre en compte les caractéristiques anatomiques, physiologiques et comportementales qui sont de nature à compromettre la santé et le bien-être de la progéniture ou de la femelle ». L’interdiction des accouplements entre porteurs de l’allèle merle s’inscrit clairement dans la lignée de la convention. L’association entre l’allèle merle et un large panel de troubles auditifs et ophtalmologiques pour les individus homozygotes à cet allèle est bien connue (Strain 1999).  Dans une de ses directives, la FCI incitait d’ailleurs, à propos du Dogue allemand, à ne jamais croiser deux sujets arlequins, afin d’éviter que naissent au sein des portées des chiots victimes de ces troubles. D’autres clubs incitent aussi depuis plusieurs années à éviter de tels accouplements. Une généralisation de ce principe à l’ensemble des races allait donc de soi.  

Ainsi, la Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie, ratifiée par la France en 2003, précise par exemple que « les éleveurs sont tenus de prendre en compte les caractéristiques anatomiques, physiologiques et comportementales qui sont de nature à compromettre la santé et le bien-être de la progéniture ou de la femelle ». L’interdiction des accouplements entre porteurs de l’allèle merle s’inscrit clairement dans la lignée de la convention. L’association entre l’allèle merle et un large panel de troubles auditifs et ophtalmologiques pour les individus homozygotes à cet allèle est bien connue (Strain 1999).  Dans une de ses directives, la FCI incitait d’ailleurs, à propos du Dogue allemand, à ne jamais croiser deux sujets arlequins, afin d’éviter que naissent au sein des portées des chiots victimes de ces troubles. D’autres clubs incitent aussi depuis plusieurs années à éviter de tels accouplements. Une généralisation de ce principe à l’ensemble des races allait donc de soi.  

La consanguinité, c’est-à-dire l’accouplement entre individus plus ou moins apparentés, constitue une problématique autrement plus complexe. Il convient tout d’abord de rappeler qu’en élevage, la consanguinité est un phénomène qu’il est souvent impossible à éviter totalement. Du fait que la reproduction se fait au sein de populations généralement fermées, même au sein de races d’effectifs importants, en remontant suffisamment loin dans les généalogies, il est toujours possible de trouver un ancêtre en commun entre les parents, et donc de la consanguinité. Chez le chien et dans d’autres espèces, la consanguinité a aussi longtemps été utilisée de manière intentionnelle, c’est-à-dire en accouplant des reproducteurs plus apparentés que la moyenne de la population, afin d’homogénéiser des individus ou des lignées. Cette pratique n’est cependant nullement indispensable à la sélection, et dans les espèces de production, les éleveurs évitent les accouplements entre proches apparentés (Leroy et al. 2015). La raison pour laquelle la consanguinité est problématique pour le bien-être animal réside dans le risque de fixer des allèles récessifs délétères à la santé des animaux. À l’échelle individuelle, ce n’est pas tant le fait qu’un individu soit consanguin que son niveau de consanguinité, qui pose problème. Le coefficient de consanguinité mesure à ce titre la probabilité pour que deux allèles que possède un individu en un gène quelconque soient identiques par descendance (du fait d’un ancêtre commun). Plus ce coefficient est important, plus l’individu risque d’exprimer des allèles récessifs délétères, certains individus très consanguins pouvant cependant, par effet du hasard, être en bonne santé. Chez le chien, plusieurs études ont cependant été en mesure de montrer un lien entre le niveau de consanguinité et l’expression de certaines maladies telles que la dysplasie de la hanche (Mäki et al. 2001, Ólafsdóttir and Kristjánsson 2008).


Afin de mieux caractériser la consanguinité en termes de pratiques et de conséquences pour le cheptel français, la SCC a commandité au cours des dernières années une série d’études. Le coefficient de consanguinité augmentant par seuil, de manière d’autant plus importante que celle-ci est rapprochée, les proportions d’accouplements entre demi-frère-sœur (c’est-à-dire produisant un coefficient de consanguinité d’au moins 12,5%), et d’accouplements entre père-fille, mère-fils ou frère-sœur (c’est-à-dire produisant un coefficient de consanguinité d’au moins 25%) ont été estimées sur l’ensemble des 44,733 portées inscrites au LOF en 2014. Dans le premier cas (accouplements entre demi-frère-sœur), 1004 portées ont été constatées soit environ 2,2% du total, le second type d’accouplements (d’accouplements entre père-fille, mère-fils ou frère-sœur) représentant 422 portées, soit environ 0,9% du total. On peut donc considérer que les accouplements à consanguinité rapprochée correspondent à une pratique relativement rare, quoi que non négligeable, chez le chien de race.


En parallèle, pour mieux comprendre les effets de la consanguinité sur la santé des chiens, une autre étude s’est intéressée à estimer ses effets sur les survies pré et post-natales, en considérant comme paramètres la taille de portée et la longévité, pour 7 races canines. L’impact des consanguinités des portées et des lices sur la taille de ces portées a été estimé autour de 0,5% par % de consanguinité, soient une diminution moyenne de 12,5% de la taille de la portée pour une portée avec une consanguinité de 25% (accouplements entre père-fille, mère-fils ou frère-sœur). En ce qui concerne la longévité, si on prend l’exemple de l’Épagneul breton ou du Berger allemand notamment, entre les chiens avec des coefficients de consanguinité inférieurs à 6,25% et ceux avec des coefficients de consanguinité supérieurs à 12,5% (accouplements demi-frère-sœurs), une diminution moyenne de longévité de plus d’une année a été observée. Pour un accouplement entre père-fille, mère-fils ou frère-sœur, on s’attendra à ce que cette diminution soit, en moyenne, doublée.


Sur la base de ces analyses qui rejoignent les conclusions de la plupart des études sur le sujet, il apparait difficile de nier les conséquences de la consanguinité, en tant que pratique, sur le bien-être et la santé des chiens ainsi produits. La commission d’Élevage de la SCC a donc proposé de restreindre les accouplements les plus consanguins c’est-à-dire ceux entre père-fille, mère-fils et frère-sœur. On notera qu’à l’instar des Kennels Clubs Suédois ou britanniques, plusieurs autres organismes nationaux restreignent depuis plusieurs années ce type d’accouplement.

Avec notamment le développement de la génomique ou des index génétiques, un nombre croissant d’outils permettant d’évaluer le potentiel génétique des chiens en termes de santé sont à la disposition des éleveurs et des clubs.

Le sujet de leur utilisation équilibrée dans les programmes d’élevage, c’est-à-dire prenant en compte l’ensemble des critères tant liés à la santé, que morphologiques ou comportementaux, en laissant une liberté de choix aux éleveurs, constitue une problématique majeure pour l’avenir de la sélection du chien.     

De nombreux changements au 1er Janvier 2020

De nombreux changements au 1er Janvier 2020

Lors de sa réunion du 6 février 2018, le Comité de la Société Centrale Canine a entériné plusieurs décisions qui prendront effet le 1er janvier 2020

 

  • Changements de tarifs au 1er janvier 2020

– La déclaration de saillie en ligne qui passe de 5 à 7 Euros

(Le formulaire de déclaration de saillie valable à compter du 1er janvier 2020 sera disponible sur le portail de la Centrale Canine)

– La déclaration de saillie papier qui passe de 10 à 12 Euros

– Les documents généalogiques 5G (Certificat de Naissance et Pedigree)  passent de 25 à 27 Euros

 

  • Nouvelles règles pour tous les éleveurs LOF

Acceptation des doubles saillies (à condition que la compatibilité de filiation soit effectuée sur tous les chiots de la portée).

Une déclaration de saillie ne sera acceptée que si la lice EST AGEE D’AU MOINS 15 MOIS ET 1 JOUR lors de la saille. La déclaration SERA REFUSEE pour toute chienne n’ayant pas atteint cet âge.

Au cours de sa vie de reproductrice, une lice ne pourra faire naître PAS PLUS DE 8 PORTEES avant d’être mise en retraite. Toute déclaration d’une 9ème  portée sera systématiquement refusée.

Toute déclaration de saillie AVEC UNE CHIENNE ÂGEE DE PLUS DE 9 ANS sera refusée par le service LOF. Une lice ne peut pas être saillie après son 9ème anniversaire, le dossier de déclaration de saillie SERA REFUSE, sauf dérogation du Club de Race.

Pour une même reproductrice, il est désormais recommandé de ne pas faire PLUS DE TROIS PORTEES sur une période de 24 mois.

 

  • RAPPELS : Consanguinité et Union de deux sujets « couleur merle »

Il est interdit de produire une portée issue de deux individus porteurs de l’allèle de couleur « merle », et ce, quelle que soit la race. Aucune déclaration de saillie ne sera acceptée si un tel cas se présente au service LOF. Les croisements de sujets « merle » et « fauve » sont acceptés sous réserve de test ADN.

Il n’est plus possible de réaliser des accouplements père-fille, mère-fils et frère-sœur, SAUF DEROGATION EXCEPTIONNELLE accordée par le club de race. Ce qui implique que la déclaration de saillie ne sera possible qu’accompagnée de la dérogation accordée par le club.

La longévité de nos chiens : une donnée fondamentale en élevage

La longévité de nos chiens : une donnée fondamentale en élevage

Très peu d’éleveurs précisent la date de décès de leur (s) chien (s). Pourtant, dans leur espace éleveur LOF CONNECT, tout éleveur à la possibilité de le faire. Le chemin est simple :

Lorsque vous êtes connecté dans votre espace éleveur LOF CONNECT, tout en haut à droite de la fenêtre :

  1. Cliquez sur MON COMPTE
  2. Dans les quatre onglets du déroulant, sélectionnez MES CHIENS
  3. Un tableau récapitulatif des chiens composant votre cheptel d’élevage apparait
  4. Pour chaque chien, vous avez la possibilité de préciser la date de décès en cliquant sur le
    bouton Déclarer décès

Des scientifiques, avec lesquels la Société Centrale Canine travaille déjà dans de nombreux domaines, veulent étudier la longévité de nos chiens, une donnée fondamentale qui dépend de nombreux facteurs : le gabarit du chien, sa race, son mode de vie et son ascendance. Comme les humains, nos chiens vivent plus longtemps aujourd’hui grâce aux progrès vétérinaires, nutritionnels et à des méthodes d’élevage éprouvées. La longévité moyenne d’un cheptel est l’un des signes de la bonne santé d’une race. Elle fait donc partie des caractéristiques les plus importantes pour les propriétaires de chiens, actuels ou à venir.

Décisions particulières dans le Groupe 9

Décisions particulières dans le Groupe 9

Le Brabançon, le Griffon Belge et le Griffon Bruxellois sont trois races avec trois standards, même si certains spécialistes avouent qu’il s’agit plutôt de trois variétés (comme chez le Berger Belge ou le Berger Hollandais) qui se différencient par leur type de poil, la texture et le coloris de la robe.

Le « mariage » entre deux « variétés » est autorisée, comme cela se pratique dans de nombreux pays comme la Russie ou la Belgique.
La Commission d’élevage de la Société Centrale Canine souligne que le croisement entre deux races différentes – Griffon Belge x Brabançon, Griffon Bruxellois x Brabançon, etc. – est autorisé sur dérogation du club de race.

Au service des éleveurs

Au service des éleveurs

Jamais dans son histoire, la SCC n’avait autant innové en proposant des outils modernes dédiés aux éleveurs.

 

LOF SELECT qui représente la plus grande base de données sur le chien de race disponible en France a nécessité des développements informatiques conséquents : résultat, LOF SELECT est aujourd’hui plébiscité par les éleveurs, utilisateurs, juges et les responsables cynophiles heureux de disposer ENFIN d’une source officielle sur la santé, la généalogie, les performances, la descendance de centaines de milliers de chiens de race. Chaque jour, des milliers de données, viennent enrichir cette fantastique base de données consultable par le plus grand nombre.

 

 

Le PORTAIL qui permet aux éleveurs de créer leur site sans contrainte de volumétrie, avec un outil reconnu et ayant fait ses preuves : aujourd’hui, plus de 3600 sites ont été pris en mains par un ou plusieurs administrateurs/éleveurs, au service de la communication de l’élevage canin français. Ces sites sont également enrichis en permanence et en temps réel de toutes les informations de performance, conformité au standard, utilisation, santé, et ADN.

 

 

Le PEDIGREE 5 G qui s’est substitué au Pedigree 3 Générations. Il est devenu un véritable outil de travail pour l’éleveur, en lui apportant des informations pertinentes sur les ascendants, ainsi que collatéraux, présents dans une généalogie sur cinq générations. Des sigles relatifs aux titres homologués, aux performances, sont autant de sources d’informations sur les ancêtres d’une lice ou d’un étalon.

 

 

LOF CONNECT, une interface qui remplace l’ancien
Espace éleveur et qui permet aux éleveurs d’administrer et de gérer leurs
déclarations en toute quiétude, de commander leurs tests génétiques ou
génomiques et d’avoir une interface d’échanges avec notre fédération.
Aujourd’hui, plus de 80% des déclarations sont faites en ligne ce qui permet de
gagner un temps précieux pour l’émission des certificats de naissance.

Toutes ces nouveautés digitales représentent un investissement important pour la Société Centrale Canine, mobilisant beaucoup de monde au quotidien afin d’assurer le service que vous êtes légitimement en droit d’attendre.

 

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